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editorial / ACTUALITÉS

Devoir de solidarité

Une nouvelle fois, le syndicat Cnapeste brandit la menace d’“une grève nationale illimitée”. Cette fois, la réaction des organisations de parents d’élèves a été immédiate. Trop, c’est trop, disent-elles.
Il n’est pas question, ici, d’accabler un syndicat dont la mission, voire la raison d’être, est de défendre les intérêts matériels et moraux de ses adhérents et de la corporation qu’il représente. L’objet n’est pas plus de discuter, encore moins de remettre en cause le droit de grève, un droit consacré par la Constitution, mais aussi un acquis démocratique inaliénable qu’il convient de défendre sans relâche et, le cas échéant, d’exercer sans concession aucune. Mais, comme en toute chose, faut-il sans doute éviter les excès et les dérapages et ne pas succomber à la tentation du “jusqu’au-boutisme”, ou encore à un corporatisme débridé. Même s’il est vrai, par ailleurs, que la gestion des conflits sociaux par nos pouvoirs publics génère souvent pourrissement et escalade, et dégénère, quelquefois, en véritable crise.
La crise, on n’y est pas encore. Mais il faut craindre qu’on y soit sous peu, si d’aventure le Cnapeste mettait à exécution sa menace. Elle se déclinerait alors sous la forme d’un face-à-face entre cette organisation syndicale et les parents d’élèves, alors que les deux parties sont censées œuvrer de concert, dans l’intérêt de l’école et de l’élève, qui passe nécessairement par celui de l’enseignant.
Car l’enseignant-syndicaliste est simultanément un enseignant et un syndicaliste, il est appelé à concilier deux responsabilités, sans jamais privilégier l’une par rapport à l’autre. L’exercice n’est pas aisé, il faut en convenir. Il est pourtant des situations où l’on est acculé à choisir, la mort dans l’âme. Valeur du syndicalisme par excellence, le devoir de solidarité doit, ici, prévaloir. Non pas seulement à l’intérieur de la corporation des enseignants, mais entre l’ensemble de la famille éducative, élèves et parents d’élèves y compris. Dans un sens mais aussi dans l’autre. À défaut, l’action syndicale s’accompagnerait fatalement de dégâts collatéraux et ne ferait que des perdants. Ce n’est pas sa vocation.


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