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editorial / ACTUALITÉS

Dialogue de sourds

Si les médecins résidents ont décidé de refuser de passer leur examen de spécialité (Dems) alors qu’il représente tout pour eux, c’est que leur conviction en la légitimité de leur action est forte. Si forte que ni la manière brutale dont ils sont victimes ni les atermoiements des départements parties prenantes n’arriveront à affaiblir. Au lieu du bâton, il aurait fallu utiliser le dialogue et la persuasion avec cette élite qui manque tant dans les établissements de santé.
Car il serait aussi malheureux et désolant que ces médecins, qui sont prêts à exercer à plein rendement dans leur pays, prennent la route vers d’autres cieux, comme on semble le leur suggérer, après avoir bénéficié d’une formation financée par l’État, donc par les contribuables dont beaucoup ne peuvent pas se soigner. Aussi, faut-il en finir avec l’utilisation de la force publique à chaque fois qu’un syndicat ou une association ou parti occupe la rue pacifiquement pour dénoncer une injustice ou revendiquer un droit, à leurs yeux légitime. Les institutions et les tutelles interpellées devront être les seuls vis-à-vis auxquels ne devraient pas se substituer les forces de l’ordre.
D’autant  que le recours à la force publique est toujours une implication directe de l’incapacité des premières à répondre aux doléances exprimées. Cela, d’une part. De l’autre, l’on vérifie tous les jours que ces institutions et tutelles manquent terriblement d’esprit d’initiative, car inhibées par cette peur permanente du jugement d’en haut. Cette position d’attentisme ne fait que pourrir la situation, dans l’attente d’une décision providentielle qui ne vient jamais ou qui tombe toujours quand c’est trop tard. On l’a vérifié avec la grève du Cnapeste qui n’a pris fin que par la bénédiction d’un message du Président. Faire remonter la solution d’un problème syndical ou d’un arbitrage commun au plus haut niveau est le signe patent d’une absence de l’État. Une faille que l’on comble par l’appel systématique à la force publique qui se trouve contrainte à assumer un rôle qui n’est pas le sien, en usant de méthodes qui sont les siennes. Avec ce scénario systématique, auquel s’ajoute le prétexte des interdictions des marches dans la capitale, c’est la porte ouverte à tous les dépassements. Un État fort, mais juste, aurait pu éviter ces matraquages qui désespèrent les citoyens de leurs gouvernants. 


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