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editorial / ACTUALITÉS

Divergence de conceptions

Tout n’est pas au mieux entre Alger et Bruxelles. La relation diplomatique entre les deux capitales, plutôt bonne jusqu’ici, même s’il arrive qu’elle connaisse par moments de petits grincements, est, depuis peu, assombrie par cette affaire de vidéo traitant de la santé du chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, postée par une journaliste depuis le siège de l’Union européenne. Assombrie, pour sûr, puisque le traitement de l’affaire, d’un côté comme de l’autre, a débordé le protocole diplomatique d’usage dans ce genre de situation pour épouser les contours de la polémique publique. Ce qui est plutôt rare.
Une polémique, cependant, qui n’est pas exempte de prolongement, tant est qu’Alger maintient de demander à l’UE de se démarquer de la vidéo en question ainsi que de son auteur. Pas sûr que cet appel soit entendu place Schuman, l’institution européenne ayant déjà formulé sa réponse à travers sa représentation à Alger. L’UE a signifié qu’elle ne compte pas donner suite à la protestation de la diplomatie algérienne, tant est qu’elle considère l’acte dénoncé “en ligne avec les principes de liberté d’expression et de liberté des médias”. Aussi, il est peu évident, voire même exclu, qu’elle revienne sur cette position qui, dans le Vieux Continent, découle d’un principe cardinal. Cela, la diplomatie algérienne le sait. N’empêche qu’elle insiste sur sa doléance. Il se pourrait même qu’elle garde franchement espoir de la voir satisfaite.
C’est possible, étant donné la conception que le pouvoir politique algérien a de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. Une conception en décalage, sinon en totale contradiction avec celle que l’on se fait de ces libertés outre méditerranée. Les autorités algériennes sont restées sur une articulation répressive dans leurs relations avec les médias. C’est ce qui explique qu’elles aient réagi de la manière que l’on sait à la fameuse vidéo en prenant le risque, comme par reflexe inné, de se voir rappeler un principe inaliénable dans les démocraties occidentales : l’indépendance de la presse.


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