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editorial / ACTUALITÉS

Du bilan et de sa crédibilité

On s’y attendait un peu : le bilan des 20 ans de pouvoir de Bouteflika que le FLN et le RND se préparent à présenter, chacun dans sa version propre, ne passera pas comme une lettre à la poste. Hier, Louisa Hanoune a dit ce qu’elle en pensait et, sans même avoir besoin d’aller dans le détail de ce bilan, elle en a récusé la sincérité. Elle pouvait aussi en rejeter la crédibilité. Car, dans cette “affaire”, Ouyahia et Ould Abbes sont “juges et parties” car impliqués dans la gouvernance du pays tout au long de ces deux dernières décennies.
Du coup, l’on voit mal l’un ou l’autre émettre la moindre critique sur cette gouvernance qui, pourtant, a contraint le pays à recourir à la planche à billets après une aisance financière qui a duré presque autant que la période considérée ! L’on n’imagine ni l’un ni l’autre évoquer le moindre ratage de cette gouvernance, alors que l’Algérie a manqué le défi de la construction d’une économie alternative aux hydrocarbures.
C’est parce que ce pari n’a pas été tenu que la diversification de l’économie reste, encore à ce jour, un projet, voire un vœu pieux. Ce fut pourtant une promesse  majeure du président Bouteflika, dès 1999. Une promesse parmi d’autres dont beaucoup attendent d’être honorées : réforme de la justice, réforme de l’éducation, réforme des structures et des missions de l’État, etc. Certes, certaines de ces grandes actions annoncées en grande pompe au début du premier mandat de Bouteflika ont été engagées, parfois solennellement, mais aucune, à ce jour, n’a abouti. Parfois, elles ont été stoppées net pour des raisons obscures.
C’est dire que ce que l’on appelle pompeusement “les réalisations” ne peuvent constituer tout le bilan. Encore que le coût financier (ou politique) de chacune d’elles doit faire l’objet d’une évaluation et être inscrit dans la bonne colonne : celle des pertes ou celles des profits. C’est l’essence même d’un bilan.  
Si tout cela est évacué, sans autre forme de procès, du bilan que le FLN et le RND font des cinq quinquennats du chef de l’État, d’autres partis, mais aussi des observateurs et des analystes se chargeront de forcer le trait surtout sur les flops et les manques à gagner qu’ils auront relevés durant ces 20 ans. Car tout bilan est fait, au mieux, de réussites et d’échecs. Au pire, exclusivement d’échecs. Mais jamais seulement de réussites. Celui de Bouteflika ne peut faire exception, sauf à lui ôter toute crédibilité.


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