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editorial / ACTUALITÉS

Du bon sens de la politique

La proposition que vient de faire Louisa Hanoune se veut une initiative politique et, il convient de le souligner d’emblée, c’en est bel et bien une. Aussi bien par son contenu que par sa forme, elle nous change, en effet, de l’interminable ronronnement sur le 5e mandat et des manœuvres claniques qu’il trahit, dont la finalité est, fatalement, de maintenir le pays dans un statu quo qui a déjà produit ses effets néfastes. L’initiative de Mme Hanoune nous change aussi — elle nous excusera de cette comparaison inopportune — de ces horribles “déjections verbales”, filmées et mises sur les réseaux sociaux, la dernière en date étant l’“œuvre” de cette chef d’un parti agréé au nom d’une loi qui s’inscrivait, pourtant, dans le cadre de…réformes politiques !
On peut discuter, soutenir ou rejeter cet appel à l’élection d’une Assemblée constituante. Peu importe donc l’adhésion ou le refus qu’elle suscitera au sein de l’opinion en général. Il reste que cette sortie est à saluer car, tout simplement, elle participe à l’indispensable réinvention de l’action et du discours politiques dans un pays qui, à force d’une clochardisation entretenue à tous les niveaux et dans tous les domaines de la vie publique, a fini par sombrer, corps et âme, dans une inquiétante médiocrité.
La “grave crise” évoquée par Louisa Hanoune et le surcroît de “turbulences politiques et sociales” qu’elle dit craindre ne sont, en réalité, que les contrecoups d’un naufrage politique et éthique qui a décrédibilisé nos institutions, ruiné notre économie et fragilisé notre cohésion sociale. L’état des lieux dressé par le Parti des travailleurs n’est pas nouveau et ne lui est pas exclusif. Il a été également établi par d’autres acteurs de la vie politique, à l’image du RCD qui, à l’occasion de son congrès tenu le week-end dernier, a jugé nécessaire de procéder à la “la refondation des institutions”. Le constat est donc largement partagé au sein de l’opposition et, au-delà, au sein de la société et de l’élite. Seuls le pouvoir, ses partis et ses clientèles se refusent à y souscrire et à prendre part à l’effort de réflexion et d’imagination nécessaire pour un dépassement de la crise. Il va pourtant leur falloir se départir de leur attitude crispée, voire congelée, car il y a des calmes qui précèdent la tempête et bientôt il ne suffira plus de brandir le spectre de l’insécurité et l’épouvantail de l’instabilité pour prolonger le statu quo.


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