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editorial / ACTUALITÉS

Du pain béni pour les ONG

L’Algérie est de nouveau l’objet de vives critiques venant des organisations non gouvernementales sur la situation des droits de l’Homme dans le pays. Les autorités ont beau ruer dans les brancards à chaque observation émise sur ce dossier si sensible, n’hésitant pas à rejeter les accusations formulées à ce propos de façon parfois énergique. Mais il faut bien se rendre à l’évidence que la réalité est telle que le gouvernement algérien ne peut continuer à prendre des postures de vierges effarouchées au moment où des atteintes de tous ordres sont perpétrées contre des militants politiques, syndicaux, sociaux et des droits sont bafoués au vu et au su de tous.
C’est que le pouvoir politique a de tout temps privilégié le ravalement d’une façade faussement démocratique au lieu de mettre en place des mécanismes permettant l’émancipation de la citoyenneté et une meilleure expression des opinions et des idées. Ne dit-on pas que l’on ne peut tromper tout le monde tout le temps ? Et c’est cette gestion autoritariste de la question des droits de l’Homme qui constitue le pain béni pour les ONG et attire à l’Algérie remontrances et accusations de toutes sortes.
Les militants politiques et syndicaux sont continuellement soumis à un harcèlement, et la société civile, la vraie, est empêchée de se structurer de sorte à constituer un rempart contre les nombreuses dérives d’un système moulé dans un modèle autocratique. Les communautés religieuses, pourtant pacifistes, à l’image des Ahmadis et des chrétiens, sont pointées du doigt et accusées de tous les torts. Des citoyens de Kabylie sont privés de passeport et, par conséquent, d’un droit constitutionnel, juste parce qu’on soupçonne chez eux des sympathies pour le MAK, des poursuites judiciaires sont engagées contre des blogueurs pour avoir osé émettre des critiques à l’égard du pouvoir politique, des lanceurs d’alerte contre la corruption, pourtant officiellement protégés par la loi, sont persécutés, des protestataires sont violemment réprimés, des expulsions collectives de migrants travailleurs… la liste des griefs peut s’étirer encore davantage.
Et c’est sur la question du traitement des migrants que l’Algérie a récolté les réprimandes les plus vives. Et lorsque les critiques émanent d’une ONG qui s’appelle le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU, le verdict ressemble à une double peine pour le gouvernement algérien.


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