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editorial / ACTUALITÉS

Du “redressement” et de ses limites

“Le temps de la collecte des signatures pour destituer le secrétaire général du Fln est révolu”, a clamé, hier, à Djelfa, Djamel Ould Abbes. La philippique, commise dans cette ville des Hauts-Plateaux, semble particulièrement destinée à l’ancien secrétaire général du parti, Amar Saâdani, soupçonné de manœuvres en sourdine pour déshabiller la direction actuelle du FLN.
Cependant, Djamel Ould Abbes, dont la gestion politique et organique du parti est publiquement dénoncée par l’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, ne croit pas si bien dire. En effet, cela fait longtemps, depuis au moins une quinzaine d’années, qu’il ne revenait plus aux militants du parti de désigner et, partant, de révoquer les secrétaires généraux. Cela est l’apanage exclusif du chef de l’État, également président du parti. C’est Bouteflika qui a prononcé le bannissement politique irrémédiable de Belkhadem. C’est lui qui a, par la suite, intimé à son successeur, en l’occurrence Amar Saâdani, de céder la place, sans aucune résistance, à Djamel Ould Abbes. Aussi, en narguant les pétitionnaires, qui n’agissent toujours pas à découvert, ce dernier sait qu’il n’a rien à craindre de leur entreprise. Le redressement, pour utiliser le jargon cher aux mécontents parmi les cadres et militants de l’ex-parti unique, peut connaître un retentissement médiatique, mais manquera toujours d’aboutir tant que les promotions organiques et l’accès à la responsabilité sont soustraits à la volonté des militants.
Rien n’est plus vrai, d’ailleurs, d’autant qu’au FLN, les cadres infortunés, eux-mêmes, qui soulèvent continuellement des protestations contre les directions du parti, ne contestent pas les prérogatives, on ne peut plus régaliennes, de Bouteflika sur leur formation politique. En s’abstenant de réclamer une autonomie de décision pour le parti FLN, ils condamnent toute leur entreprise à l’échec. Leur agitation ne poursuit, en réalité, qu’à les projeter dans le spectre du visible, avec l’espoir que le bon roi, qui voudra finir avec son méchant vizir, regarde dans leur direction. Or, pour le moment, il ne semble pas leur prêter attention. Preuve en est, l’attitude d’Ould Abbes qui se réclame investi de la haute mission politique de préparer le 5e mandat. Ce qui restera vrai, tant qu’il n’est pas rappelé à l’ordre.


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