Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Dure, la communication !

Le ministre de la Justice s’est efforcé à un exercice de communication, contraint par l’encombrante affaire d’“El-Bouchi” qui a ébranlé jusqu’à son département.
Des jours durant, la presse faisait état de l’évolution du dossier avec des révélations plus que gênantes sur l’implication de magistrats dans le business “peu orthodoxe” de ce nouveau Khalifa. Bien avant lui, un autre novice de la communication, Aïdouni, secrétaire général du syndicat des magistrats, s’est hasardé à travers un communiqué à rappeler le respect de la procédure tout en menaçant les journalistes de poursuites judiciaires. Signe d’un sérieux malaise qui s’est emparé des institutions directement concernées par l’affaire. Comme lors du bac, les journalistes ont eu accès à l’information par les fuites. Parce que les réactions par le silence ou le verrouillage des sources ne peuvent garantir l’imperméabilité absolue des sources.
Et la sortie du garde des Sceaux ressemble à une tentative de sauver les meubles et de limiter les dégâts.
Aussi, vient-il reconnaître, enfin, que la justice est aussi atteinte par la gangrène de la corruption, laissant entendre, cependant, par son aveu, que “nul n’est au-dessus de la loi”, pour atténuer le choc. Mais il est trop tard pour redorer “l’image” de l’institution avec cette improvisation de la transparence après la tempête. Parce que ce réflexe par le repli adopté comme mode officiel de communication n’est plus opérationnel. Et l’on ne pourra même plus “laver le linge sale en famille”. Car la succession de scandales, ces dernières années, a mis le pays sous les projecteurs. Et la moindre suspicion devient un motif d’étalage public.
Un grand chantier attend donc M. Louh. Une œuvre colossale qui risque de devenir le mythe de Sisyphe, s’il n’y a pas une véritable volonté d’opérer un grand nettoyage à tous les étages de la République. C’est le souhait de la majorité des Algériens qui voient en la succession des scandales sans suite comme une humiliation de plus.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Fraternity le 26/06/2018 à 12h46

Les maîtres de M. LOUH et le syndicat de la magistrature-maison demandent aux médias de se taire sous peine de poursuites et de laisser la justice faire son travail. Mais, qu'a t'elle fait la justice aux ordres dans les affaires de corruption et de détournements de fonds publics: Khalifa Bouchouareb, Chekib, Saadani et autres..? Elle n'a fait qu'abdiquer et renoncer à dire JUSTICE ou simplement juger et condamner sévèrement les subalternes, le cas de Khalifa en est la preuve.

Commentaires
1 réactions