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editorial / ACTUALITÉS

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S’il est aisé d’accuser la filière marocaine qui, selon des responsables algériens, use du cannabis comme d’une arme de guerre, ou celle du Sahel d’être le pourvoyeur de drogues fortes, cocaïne et héroïne, consommées en Algérie, l’affaire des 701 kg de cocaine saisis à Oran révèle l’évolution du trafic local de drogue et des mutations fulgurantes des barons. Désormais, ils jouent dans la cour des grands cartels internationaux. Avec le risque de transformer le pays en une immense plaque tournante du trafic de drogue, consommation et transit. Ce qui suppose des complicités haut placées qui ne manqueront pas de fragiliser davantage les institutions.
Mutation également dans les modes de consommation des drogues encouragée par la disponibilité financière chez cette nouvelle bourgeoisie “spontanée” qui a fleuri à l’ombre des années du terrorisme et sur le terreau du blanchiment d’argent. En face, la consommation des barbituriques a explosé, hissée par son accessibilité au consommateur lambda du quartier populaire, sans le sou.
Cette affaire dévoile les capacités des barons à prendre de l’avance sur les services de sécurité étant donné qu’une opération comme celle du port d’Oran est le fait d’un réseau international déjà tissé et huilé. Encouragé, certainement, par le marché local en maturation et les possibilités d’exportation. C’est déjà le cas avec le cannabis. Ou est-ce alors les mêmes réseaux du cannabis qui sont montés en grade pour s’attaquer au segment le plus lucratif assuré par une protection “en haut lieu”.
Cette affaire peut constituer, si l’on pousse le raisonnement plus loin, un véritable baromètre du niveau de corruption dans le pays. Car sans elle, aucun réseau ne survivrait ou ne verrait le jour. Les deux fléaux se complètent et s’alimentent mutuellement. Et au passage emportent la crédibilité des institutions et de l’État. L’Algérie doit se préparer alors à un combat d’une autre nature ; un combat contre un phénomène dont les germes peuvent s’avérer enracinés devant ses portes. Pour autant, il n’est pas d’emblée perdu.


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