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editorial / ACTUALITÉS

Ébullition

Le gouvernement qui a décidé de recourir à la planche à billets, pour, a-t-il justifié, financer les investissements, n’aura peut-être pas trouvé la recette miracle qui lui éviterait la confrontation aux bourrasques sociales qui s’annoncent assez fortes dans un futur proche : début 2018.  Même s’il affirme avoir recouru à la solution la moins mauvaise pour parer à l’amenuisement des recettes financières du pays, il n’est pas parvenu à rassurer un front social qui a poursuivi de bouillonner et qui menace d’un grand embrasement. C’est que si, en la conjoncture, l’impression de la monnaie peut constituer une mesure économique nécessaire, elle demeure insuffisante. Car, si elle sauvegarde les transferts sociaux, les subventions aux produits de base, alimentation et énergie, la mesure est sans effet sur la dégradation du pouvoir d’achat, conséquence des hausses des prix dans le sillage de la loi de finances 2018, mais du fait, aussi, d’un régime de contingentement du commerce extérieur. L’appréhension, légitime, de l’inflation qui épousera une courbe ascendante en 2018, selon des prévisions  récentes du Trésor français, fait que de nombreuses catégories professionnelles, donc autant de ménages, anticipent et montent au créneau. Plusieurs grèves, dont certaines ouvertes, notamment dans le secteur de la santé, sont annoncées pour janvier. Outre celles en cours qui risquent également de se radicaliser. Surtout que le gouvernement persiste dans son attitude obstinée de circonscrire le dialogue social aux seuls partenaires qu’il choisit, fermant la porte à ceux, souvent plus actifs et plus représentatifs, que la réalité du terrain lui impose. Et dès lors qu’il agit de la sorte, il ne peut espérer — il ne devrait même pas y aspirer — l’adhésion à la politique d’austérité à laquelle il se contraint pour n’avoir pas su la prévenir.  Une adhésion pour laquelle il était censé travailler, tant est que le chef de l’État en avait fait la recommandation. Un message qui semble être entendu, comme il se doit. La preuve en est que la tripartite continue d’être interdite aux organisations autonomes, syndicats et autres. Une exclusion qui ne laisse devant l’expression syndicale que le choix de la grève ou de la contestation de rue. C’est ce que les ébullitions actuelles laissent craindre pour l’année prochaine, laquelle menace d’un embrasement généralisé au vu du combustible qu’offre la difficile situation économique.


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