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editorial / ACTUALITÉS

Économie en danger

Le think tank Nabni revient à la charge pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays dont les voyants sont au rouge. Il propose un plan d’urgence immédiat avant que la crise ne devienne majeure. Dans sa proposition invitant à ouvrir dix chantiers urgents dans un délai de 18 mois, Nabni insiste sur la mise en œuvre de réformes de fond comme la révision des politiques publiques et une dépréciation de la monnaie qui pourrait amortir, un tant soit peu, le poids pesant des importations. Il revient, encore une fois, sur une nécessaire réforme du secteur bancaire qui se doit d’être entreprenant et accompagnateur réel de l’investisseur au capital national ou étranger. Pour tout cela, il faudra commencer par une amélioration de la gouvernance institutionnelle qui, aujourd’hui, obéit plus aux oukases qu’à une logique économique transparente. L’absence de contre-pouvoirs facilite les dépassements et les passe-droits des rentiers proches du pouvoir qui s’octroient la majorité des marchés juteux. Cette préférence inique a prévalu du temps, pas si lointain, où le baril satisfaisait la demande du consommateur par conteneurs et prenait, en même temps, en charge la paix sociale. Mais maintenant que le gouverneur de la Banque d’Algérie dévoile un déficit de la balance des paiements et de la balance commerciale, une baisse des réserves de change en concluant que les indicateurs sont négatifs au niveau macroéconomique, c’est qu’il y a urgence à procéder à des réformes profondes avant qu’il ne soit trop tard. L’instruction du Premier ministre fixant une ligne de conduite aux  entreprises publiques est, certes, bonne, mais insuffisante. L’économie algérienne ne se base plus, et cela depuis longtemps déjà, sur ces sociétés auxquelles il est intimé l’ordre de geler les recrutements, mais sur tout le tissu productif de quelque statut qu’il soit. Aujourd’hui, seule l’entreprise est créatrice d’emplois, et si celle de statut public n’est plus concernée, il est logique que l’État devienne un accompagnateur de l’entreprise privée. Malheureusement, la réalité est tout autre si on en juge par les blocages que cette dernière connaît. Du foncier à la situation la plus ubuesque. Interdire de débarquement un matériel industriel pour une unité de trituration. Sauf s’il s’agit du fait du prince.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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