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editorial / ACTUALITÉS

Embarras

Le gouvernement algérien n’a pas réagi en tant que tel aux critiques européennes des suspensions temporaires des importations de plusieurs centaines de produits.
Ce n’est certainement pas l’envie qui lui a manqué, puisqu’il n’a pas affiché de l’indifférence, comme d’aucuns, crédules, seraient, peut-être, amenés à le supposer, sinon carrément à le déduire. Sa réaction, en vérité, il l’a exprimée, mais de manière non officielle. Il l’a sous-traitée, si l’expression sied, à des organisations affidées, principalement le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) qui ont communément poussé des cris d’orfraie. Cette façon de faire d’un Exécutif, habituellement très chatouilleux pour moins que ça, est pour le moins étonnante.
Pour s’être laissé aller à des commentaires sur des situations relatives à des demandes algériennes de visas et des usages qui en sont faits, l’ambassadeur de France à Alger a essuyé une réaction prompte, mais surtout véhémente du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui, pour rappel, a jugé les déclarations du diplomate “inacceptables”. L’on ne peut que se demander, cette réaction notée, pourquoi les voix officielles européennes qui ont reproché au gouvernement algérien de ne pas avoir tenu ses engagements contractuels (accord d’association) lorsqu’il a décidé le contingentement du commerce extérieur n’ont pas eu droit sinon à une réplique ? Le silence du gouvernement dénote d’un embarras. Sans nul doute. Il s’est senti gêné car, même si rien ne l’empêche de recourir aux mesures qu’il a prises, l’accord conclu avec les Européens l’oblige, en revanche, à une concertation préalable. C’est d’ailleurs la remarque que les Européens ont faite.
À juste titre, visiblement, puisqu’une délégation de la Commission de l’UE arrive en fin de semaine à Alger pour ouvrir le dossier avec la partie algérienne. Alger saura-t-elle convaincre ? Elle a les arguments, mais à condition d’en finir avec le cafouillage dans la gestion de ce dossier et qu’elle ne tâtonne pas comme elle l’a fait jusqu’ici.


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