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editorial / ACTUALITÉS

En attendant “l’État”…

Abdelaziz Bouteflika serait en bonne santé et sa mémoire serait infaillible, selon Lakhdar Brahimi. Quant au bilan de son règne, il serait, à en croire Ahmed Ouyahia et Djamel Ould Abbes, largement positif et ne serait entaché d’aucun échec, d’aucun ratage. Du coup, Amar Ghoul n’y est pas allé par trente-six chemins pour délivrer la sentence : en 2019, c’est “encore l’État” qui devrait désigner le président de la République. Décidément, l’option du 5e mandat est sérieusement envisagée. Et, pour beaucoup, il est inconcevable, à ce stade et jusqu’à preuve du contraire, de songer à une alternative.
Mais la “candidature” de Bouteflika en 2019 devra être validée, le moment venu, par lui-même. C’est sans doute à cela que travaille l’actuel secrétaire général du FLN qui, comme d’autres, sait que son avenir personnel en dépend totalement. Ce n’est pas forcément le cas du patron du RND qui pourrait, lui, s’accommoder d’un éventuel retrait de Bouteflika. Mais il serait tout aussi disposé à servir la cause d’un 5e mandat… si “l’État” en décidait ainsi.
Ouyahia n’avait pas adhéré d’emblée à l’idée du quatrième quinquennat. “Est-ce que vous pensez qu’un quatrième mandat serait une bonne chose pour l’Algérie ?”, avait-il répondu à un journaliste qui sollicitait son avis sur le sujet.
Il semble avoir retenu la leçon : il préfère attendre pour se prononcer, prônant, pour l’heure, un discours prudent, qui ne jure de rien et qui le préserverait dans tous les cas de figure. Car il sait que l’option chère à Ould Abbes va révéler, inéluctablement, sa grande faiblesse : elle est juridiquement discutable, mais surtout politiquement invendable. Elle reste, donc, encore incertaine.
Le discours d’Ouyahia sur le bilan des 20 ans de pouvoir de Bouteflika peut être perçu, en effet, comme un plaidoyer pour la “continuité”, mais aussi comme un hommage que l’on doit à un Président sur le départ. C’est cette ambivalence voulue et entretenue qui le distingue, par exemple, de Djamel Ould Abbes qui, à coup sûr, ne saurait s’adapter à nul autre scénario que celui du 5e mandat et qui, par conséquent, a déjà tranché, sans même attendre l’avis de “l’État” au sens où l’entend Ghoul. Et pour cause, “l’État, c’est le FLN”, selon Ould Abbes.


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