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editorial / ACTUALITÉS

En mode “veille”

C’est toute la différence entre les hommes d’État et les hommes de pouvoir : les premiers investissent leur énergie et leurs compétences et œuvrent, dans la transparence, à trouver des solutions aux problèmes de la cité et des citoyens ; les seconds tirent les ficelles, toujours dans l’ombre, et conspirent, au besoin, pour rester aux commandes. En un mot, les premiers travaillent et les seconds pensent aux élections.
Faut-il donc croire que nous n’avons, chez nous, que des hommes de pouvoir ? À voir tous les chantiers laissés en friche alors même que la situation économique et politique du pays invite plutôt à un regain de sérieux et de célérité dans la mise en œuvre d’un véritable plan de sauvetage, l’on est en droit de se poser une telle question.
Des dossiers laissés en instance depuis des années ont été rouverts, ces derniers mois, sous la pression d’une crise financière qui ne laissait plus de répit au gouvernement, désormais sommé d’adopter des politiques publiques et de prendre des décisions dont il avait pu faire l’économie, jusque-là, grâce à une embellie financière providentielle. Mais c’était compter sans la puissance des lobbies économiques et commerciaux, d’une part, et les considérations politiciennes (plutôt claniques que politiques), d’autre part, qui allaient se mettre de la partie et qui, à l’approche de l’élection présidentielle de 2019, peuvent même autant faire jonction pour préserver des intérêts communs que passer des contrats gagnant-gagnant.  
Voilà qui, en plus d’entraver des réformes annoncées comme inéluctables et salutaires, met le pays en mode “veille”. Une situation qui ne laisse place à aucune initiative ou action de gouvernance proprement dite, et qui fait la part belle aux manœuvres de coulisses et à une guerre des clans dont la facture sera “honorée”, au final, par ces citoyens qui, pourtant, crient déjà leur colère parce que la planche à billets ne leur a pas été d’un grand secours. Preuve, s’il en est besoin, que le “financement non conventionnel”, qui a été mis en œuvre immédiatement après son annonce, a été conçu pour satisfaire une certaine clientèle, celle notamment qui survit grâce à la commande publique. Oui, hélas ! Nous n’avons décidément que des hommes de pouvoir.


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