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editorial / ACTUALITÉS

Encouragé ailleurs, bloqué chez lui

Le président français, Emmanuel Macron, qui a inauguré, hier, avec le président de Cevital, Issad Rebrab, un grand complexe industriel que le groupe a lancé à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, s’est engagé à apporter toute l’aide nécessaire pour que le projet aboutisse dans les meilleurs délais et conditions. “On va vous aider. On sera là pour vous. Que ce soit sous forme de financements bancaires ou d’une entrée dans le capital”, a-t-il rassuré, très confiant quant à l’impact — positif — que l’entreprise Cevital ne manquera pas d’avoir sur le développement de la région. Connaissant le pragmatisme économique du président Macron, aucun motif politicien ne peut être supposé pour son encouragement au projet. L’encouragement atteste, tout le monde en conviendra, de la fiabilité de l’investissement, mais également du sérieux du promoteur qui, au demeurant, a déjà fait ses preuves en France et ailleurs. Pour le groupe Cevital, la réussite a toujours couronné les efforts, pour peu que soient réunies les conditions pour investir et entreprendre. Ce qui n’est, malheureusement, pas toujours le cas. En témoigne le blocage, sans aucune raison valable, du projet d’une usine de trituration de graines oléagineuses que le groupe Cevital voulait réaliser dans la wilaya de Béjaïa. Le projet, qui devait créer, outre une importante plus-value pour l’économie nationale, plus de 100 000 postes d’emploi, est bloqué depuis 591 jours. Le long prolongement dans le temps de cet arbitraire, car c’en est un, il est utile de le souligner, contraste de manière frappante avec la célérité avec laquelle a été monté et concrétisé le projet de Charleville-Mézières. Trois petits mois ont suffi. Un temps record, il faut l’admettre. Une performance qui n’aurait certainement pas été possible si l’environnement politico-juridico-économique n’était pas propice. La région ardennaise, et donc la France, a su capter cet investissement incontestablement profitable à son essor. Et pendant que dans les Ardennes, on se démenait à faciliter la concrétisation de l’initiative du groupe Cevital, à Alger, le gouvernement était occupé à ajouter de nouveaux artifices fallacieux pour que l’usine du groupe à Béjaïa ne voie pas le jour. Preuve en est ce Conseil national des investissements (CNI) convoqué par Ahmed Ouyahia le 30 octobre dernier pour, tenez-vous bien, décréter que Béjaïa, qui attend pourtant son usine de trituration de graines oléagineuses, ne fait pas partie des wilayas qui enregistrent un déficit en matière “d’extraction d’huiles d’origine végétale (trituration de graines oléagineuses) ; huiles végétales brutes”. No comment !


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