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editorial / ACTUALITÉS

Engagement

Le déni qui a longtemps frappé tamazight, langue, identité et culture, est graduellement réparé. La décision du chef de l’État, annoncée en Conseil des ministres le 27 décembre 2017, de décréter Yennayer fête nationale légale,  vient de connaître le prolongement qui lui donnerait un ancrage légal. Le Conseil des ministres, le premier de l’année 2018, a adopté, hier, un projet d’amendement de la loi qui permettrait l’insertion de Yennayer dans la liste des fêtes légales. C’est une étape importante de franchie sur la voie de la réconciliation véritable de l’Algérie avec son histoire, mais aussi avec son vécu présent. C’est même la plus importante, étant entendu que le Parlement, avec ses deux Chambres, ne s’érigera pas en digue devant la volonté de Bouteflika. L’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation, où le binôme FLN-RND compose la majorité écrasante, valideront, pour sûr, l’amendement proposé. Le vote de l’amendement ne posera pas problème, même si certains députés, qui n’ont pas cessé de rager contre la perspective de décréter le 12 janvier fête nationale légale et journée chômée et payée, trouveront matière à s’exciter davantage. Mais leurs vociférations, si sonores soient-elles, n’influeront aucunement sur le cours des événements. Pour peu que le gouvernement soit sincère mais surtout ferme dans l’engagement qu’il a pris sur Yennayer, mais aussi et surtout, et c’est ce qui est plus fondamental encore, par rapport à la promotion de la langue amazighe.  

Une promotion qui rendra effectif son statut de langue officielle. Car, la Constitution amendée en février 2016 ne dispose pas franchement  que la langue amazighe est langue officielle et nationale. Elle lie sa jouissance de ce statut au degré de son développement. Dès lors que les choses sont ainsi disposées, rien n’était donc définitivement acquis et, conséquemment, les appréhensions demeuraient légitimes. Elles le demeureront d’ailleurs tant que l’on n’aura pas vu la teneur de la loi organique relative à la création de l’académie de la langue amazighe. Tant qu’on n’aura pas pris connaissance de sa lettre de mission. De sa composante aussi. On sera fixé avant juillet. C’est le délai imparti au gouvernement pour présenter le projet de loi devant le Parlement. En attendant, il ne coûte rien d’espérer que le gouvernement n’égare pas son agenda. Car il lui arrive parfois de le faire. 


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