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editorial / ACTUALITÉS

Enseignements

Après avoir réussi à paralyser une partie des établissements scolaires à travers le pays, un mois durant, avant que son mouvement ne montre des signes d’essoufflement, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique de l'éducation est revenu à la raison, mettant fin à son débrayage illimité qui faisait peser sur la scolarité des élèves la menace d’une année blanche.
Le syndicat en question a beau louer les vertus du dialogue, comme il l’a ressassé dans son communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire de son conseil national, le supplice auquel ont été soumis les élèves et leurs parents avec un mouvement de grève qui s’étirait dans le temps, sans que l’on sache quand il prendrait fin, a achevé d’entacher cette image presque sacrale que l’on a de l’enseignant. Certes, il ne s’agit nullement de remettre en cause un droit, au demeurant, consacré par la Constitution, en l’occurrence le droit de grève, ni de priver ceux qui se battent pour améliorer leurs conditions de travail ou socioéconomiques d’une solidarité agissante et naturelle.
Cependant, il est tout aussi important de repenser raisonnablement la lutte syndicale, afin de ne pas sacrifier les intérêts d’une catégorie de la société pour en satisfaire une autre. Pour le cas d’espèce, les élèves se sont retrouvés, et avec eux leurs parents, les dindons de la farce d’un conflit qui ne les concernait pas directement.
Le syndicalisme, c’est aussi et surtout une certaine éthique qu’il faut à tout prix préserver. Tous les appels à la raison émanant des plus hauts responsables de l’État, mais aussi des élèves eux-mêmes et de leurs parents qui craignaient pour leur progéniture, n’ont eu d’effet sur les protestataires qui maintenaient leur mot d’ordre de grève dans une démarche jusqu’au-boutiste pour le moins condamnable. Et ce n’est, assurément, pas cette vaporeuse instruction qu’aurait émise le président de la République à l’adresse de la ministre de l’Éducation nationale qui aurait contribué à raisonner les grévistes, comme l’avance benoîtement le syndicat dans son communiqué. N’est-ce pas qu’il faut se rendre à l’évidence que ce sont, en fin de compte, les mesures de rétorsion prises par la tutelle qui ont réussi à infléchir les protestataires. Mais là où les concernés ont laissé des plumes, c’est dans la bataille de la communication. En adoptant une démarche jusqu’au-boutiste basée sur le principe de la grève illimitée, ils ont bradé le capital sympathie des élèves et de leurs parents. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire.


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