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editorial / ACTUALITÉS

Entre recommandations et remontrances

L’Algérie est en passe de devenir un des plus mauvais élèves en termes de normes internationales du travail, et ce n’est pas n’importe quelle organisation qui l’avance, mais bien le Bureau international du travail, qui constitue le secrétariat permanent de l'Organisation internationale du travail, l’agence spécialisée de l’ONU. Le cas Algérie a, ainsi, été passé au crible à Genève par la commission de l’application des normes de la Conférence internationale du travail qui n’a pas manqué d’émettre un certain nombre de “recommandations”, qui sont, en réalité, autant de remontrances adressées au gouvernement algérien.
Lorsqu’on apprend que notre pays a été retenu parmi une liste de 25 pays ne respectant pas la convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, cela ne fait que confirmer la situation difficile dans laquelle sont confinés les syndicats autonomes et l’activité syndicale de manière générale. La commission des normes constate, en effet, que la mise en conformité avec la convention 87 progresse “lentement, et ce, depuis plus de dix années”, et que le code du travail n’est toujours pas soumis au Parlement.
Ce que ne savent peut-être pas les experts onusiens, c’est qu’il n’existe pas chez nos gouvernants de volonté politique de normaliser l’activité syndicale dans le sens où ils l’entendent, eux, c’est-à-dire une plus grande liberté d’organisation et d’exercice syndical. Une telle attitude s’explique principalement par la vision restrictive que continuent d’afficher les autorités algériennes à l’égard de l’exercice syndical. Une vision qui tend à privilégier une Centrale syndicale UGTA, devenue avec le temps une organisation que l’on a fini par confondre avec les autres institutions de l’État, tant ses positions n’ont presque jamais été à contresens du discours officiel.
Pendant que la Centrale syndicale, qui se distingue par sa docilité vis-à-vis du pouvoir politique, est choyée par les autorités, et ses responsables conviés à toutes les activités officielles, et même impliqués dans toutes les actions gouvernementales, les syndicats autonomes continuent de subir menaces, harcèlement, représailles, en tout genre.
Les embûches dressées devant la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie, qui n’est, à ce jour, pas reconnue, est un exemple concret de cette politique de deux poids, deux mesures, dans laquelle excellent nos autorités.


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