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editorial / ACTUALITÉS

Et la santé, comment ça va ?

C’est du bilan de Bouteflika que Djamel Ould Abbes préfère parler sans cesse aux Algériens, mais le sujet ne semble pas les emballer. Non, parce que M. Ould Abbes n’est pas un orateur hors pair, ce dont il n’est pas nécessaire de faire ici la démonstration, mais bien parce qu’il prêche dans le désert : dans leur écrasante majorité, les Algériens ont malheureusement divorcé d’avec cet intérêt à la chose politique, consubstantiel à la citoyenneté bien comprise.
C’est là, par ailleurs, un aspect du bilan de Bouteflika dont l’actuel chef du FLN ne parlera sans doute jamais. Il continuera donc à enjoliver le bilan du Président et à louer son “programme” jusqu’à l’usure, mais cela n’y changera rien : c’est plutôt sur son état de santé que les Algériens, eux, s’interrogent. Et c’est de cela qu’ils parlent beaucoup, épiloguant un peu plus, spéculant un peu moins.
Un peu moins car, pour la plupart d’entre eux, les images diffusées à la télé valent tous les bulletins de santé. Pour autant, l’“interrogation nationale” reste de mise : Bouteflika est-il en état d’assumer les fonctions de président de la République ? Ils sont certes quelques-uns à répondre par l’affirmative, voire à stigmatiser ceux qui osent se poser une telle question. Ils ajoutent même, quelquefois, qu’un président “ne gouverne pas avec ses pieds, mais plutôt avec sa tête”, ou encore que Bouteflika “va bientôt se remettre à marcher”.
Des petites phrases chargées de zèle et de suffisance, mais qui ne suffisent guère à rassurer. D’abord  parce qu’elles viennent de personnes qui, comme tous les Algériens, ne voient Bouteflika qu’en image, à la télé. Ensuite parce qu’elles sont contredites par ces images mêmes que tous ont la latitude de voir et d’analyser. Car les Algériens en sont à analyser l’image du Président, pas son bilan. Celui-ci, ils le vivent au quotidien et ils n’ont nul besoin qu’il leur soit décliné pour en connaître les effets sur leur quotidien. Ils en observent même, quelquefois, quelques illustrations on ne peut plus significatives, comme ces grotesques aberrations et dénis de droit qui frappent Me Ali-Yahia Abdennour, les Ahmadis, le groupe Cevital ou encore les syndicats autonomes, pour ne citer que des dossiers d’actualité immédiate. Autant d’affaires et bien d’autres encore qui, à l’évidence, révèlent la réalité du bilan. Et qui, peut-être, trahissent quelques mystérieuses interférences et, par voie de conséquence, un état de santé peu conforme aux exigences de la fonction présidentielle.


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