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editorial / ACTUALITÉS

Excès

L’anticipation n’est pas forcément une bonne chose. Il arrive même que ce soit une mauvaise. C’est le cas notamment lorsque les moyens que celle-ci sollicite et met en branle, risquent de générer une situation encore plus compliquée que celle qu’elle prétend assainir. Or, c’est vers cela que tendra, immanquablement, la décision du gouvernement de rembourser certains souscripteurs à l’emprunt obligataire de croissance, lancé en 2016 en mettant à contribution le mécanisme de la planche à billets. Une planche à billets dont l’Exécutif, qui demeure sourd aux alertes des experts quant à ses conséquences inflationnistes, et, donc, son impact négatif sur l’économie nationale, entend en user comme d’une planche de salut. Il compte, visiblement, y recourir jusqu’à l’abus.
Avec peu de rigueur dans sa gestion, lorsque les recettes générées par les ventes des hydrocarbures prémunissaient contre la difficulté financière, le gouvernement, fort dépensier alors, s’essaie, désormais, si l’expression est permise ici, à des économies de bouts de chandelles. Sans qu’aucune clause contractante l’y oblige, il opte, comme si tout est au mieux par ailleurs, pour le remboursement avant échéance de quelques emprunts obligataires. Les gros souscripteurs, pour être plus précis. L’idée a découlé, sans nul doute, d’un raisonnement basique, élémentaire : rembourser avant terme pour ne pas avoir à payer beaucoup — ce qui était convenu — en matière d’intérêt. Dans l’absolu, une telle démarche peut être comprise comme du bon sens économique, tant est qu’elle permettrait au Trésor public de faire des économies. Or, dans la situation qui nous intéresse, il n’est pas certain que l’entreprise vaille d’être menée. Des experts l’auraient même déconseillée. Le recours à la planche à billets fait encourir des flambées inflationnistes. Ce qui constitue un élément aggravant pour une économie encore titubante, sclérosée par sa dépendance aux hydrocarbures. Sur le plan purement économique, la décision n’est pas ce qu’il y a de mieux indiqué. Sur le plan politique, celle-ci ne soigne pas l’image du gouvernement, puisqu’elle procède du fait du prince.
Le gouvernement se sert du mécanisme de la planche à billets comme d’une planche de salut.  Il a tendance à y recourir. Il en use pour chaque situation, risquant d’aggraver la situation inflationniste.


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