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editorial / ACTUALITÉS

Exigence mémorielle et réalités politiques

La visite d’un président français en Algérie est tout sauf un rendez-vous banal, un protocolaire ordinaire. Celle d’Emmanuel Macron, annoncée pour le 6 décembre prochain, revêt une importance particulière. D’abord, parce qu’elle n’a pas coulé de source, comme on dit, tant est que sa programmation a été, un moment, problématique. Ensuite, elle marque le retour d’un candidat devenu président sur les lieux de ses  promesses qui, sinon engageantes, lui ont valu, du moins, des élans de sympathie. L’opinion algérienne est attentive à ce que Macron dira sur les questions mémorielles, lesquelles ont constitué un lourd contentieux qui empêche la relation algéro-française d’accéder au niveau d’exception qui lui a été envisagée depuis la présidence de François Hollande. Emmanuel Macron, alors  parti à la conquête de l’Élysée, semblait un candidat décomplexé vis-à-vis de la question de la mémoire.
Élu, il s’affiche dans l’attitude d’un président qui n’ose pas, contraint par la réalité du pouvoir à gouverner en tenant compte des pesanteurs et des contingences politiques. La réponse de l’Élysée à la requête du Collectif du 17 Octobre 1961, au sujet des massacres perpétrés alors à Paris, est, à ce titre, édifiant. Le cabinet de Macron a préféré, pour ménager les sensibilités dans l’hexagone ou par conviction, la formule douce et a parlé d’événements. Mais, peut-être, qu’Alger, préoccupé par des questions politiques plus terre-à-terre, ne lui en tiendra pas rigueur.
Surtout si, comme son prédécesseur dans la haute fonction institutionnelle française, François Hollande, pour ne pas le nommer, le président Macron venait à trouver, lui aussi, le président Bouteflika d’une grande alacrité. Car, les dirigeants algériens, qui font du passage du moindre responsable politique à Alger une opportunité de “certifier” la bonne santé du chef de l’État et, donc, de sa capacité à gouverner, voire à postuler à un nouveau mandat, seraient tentés d’en faire de même avec cette visite de Macron. Un risque que ce dernier a, sûrement, intégré. Pour quelles contreparties ? On finira par le savoir. Pour le moment, on notera la libération du projet Peugeot, après un blocage de plusieurs mois.  


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