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editorial / ACTUALITÉS

Expectative

Prisonnière d’une conception, quelque peu, éculée de la gestion des affaires publiques, la politique énergétique nationale peine à s’affranchir des pesanteurs bureaucratiques et idéologiques qui l’empêchent de s’amarrer au diapason d’une gouvernance moderne, pourtant en plein essor sous d’autres cieux. Pays aux potentialités immenses dans les différents domaines des énergies conventionnelles et non conventionnelles, l’Algérie donne l’impression de ne pas être pressée de révolutionner un secteur qui peut, pourtant, rapporter gros et l’aider à s’émanciper d’une certaine politique basée sur le pompage jusqu’à épuisement des gisements.
L’avenir est aux énergies propres en raison de leur pérennité et durabilité et de leur impact positif sur l’environnement, contrairement aux énergies fossiles qui ne peuvent être renouvelées et qui sont fortement polluantes. Il n’est, certes, pas le propos ici de disserter sur les bienfaits économiques et sociaux des énergies issues du photovoltaïque, de l’éolien et du solaire. Une évidence pour le commun des citoyens du monde. Mais ce que l’on n’arrive pas à comprendre, c’est le tâtonnement, voire l’indécision des autorités à passer à l’acte, comme l’ont fait des pays bien moins nantis que l’Algérie en termes de ressources naturelles.
Certes, en termes de discours, on peut noter une évolution indéniable dans la façon d’appréhender une thématique qui, de plus en plus, s’impose dans le débat national. On est même allé jusqu’à élaborer un programme de développement des énergies renouvelables s’étalant de 2011 à 2030 avec, chiffres à l’appui, les prévisions sur l’évolution attendue de la production pour les différentes filières énergétiques. Mais, en fin de compte, tout cela n’a pas vraiment fait avancer la cause, puisque la part du renouvelable dans ce qui est convenu d’appeler le mix énergétique national demeure très minime,  pour ne pas dire insignifiante.
Pourtant, la grande majorité des experts s’accorde à dire que les coûts de production des hydrocarbures schisteux, que certains présentent aujourd’hui comme une alternative aux énergies fossiles, restent, et de loin, plus importants que pour le développement des énergies renouvelables. C’est dire l’incompréhension que peuvent susciter les hésitations du gouvernement à trancher dans le vif en faveur d’une politique énergétique qui favoriserait d’une manière claire et franche le développement des énergies nouvelles.


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1 réactions
Fraternity le 28/03/2018 à 12h50

Les paroles, les paroles...Le pays, puisqu'il n'est pas gouverné, n'a aucune stratégie claire, chiffrée et d'accompagnement, pour une politique d'énergies renouvelables.. Il se contente de pomper jusqu'à épuisement l'énergie fossile; Facile à produire et à partager entre ses clients. Comparé à d'autres pays voisins, qui n'ont pas les mêmes ressources, le pays reste très en retard.

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