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editorial / ACTUALITÉS

Expression interdite

Dans deux jours, le monde entier observera une halte commémorative de la déclaration universelle des droits de l’Homme votée par les Nations unies, il y a de cela 69 ans. Dans la plupart des États, les ONG et les militants se mobiliseront qui pour réclamer plus de protection des droits humains, qui pour y dénoncer les entraves et les atteintes. Car, en matière de respect des droits humains, les États ne se valent pas. Ils sont ce que sont les pouvoirs qui gouvernent : démocratiques ou autoritaires, voire dictatoriaux. La situation des droits de l’Homme, entendre, par extension, droits politiques, économiques et sociaux, est bonne ou mauvaise, selon que l’on soit dans l’un et l’autre pouvoir. En Algérie, leur situation est incontestablement mauvaise, n’en déplaise aux saupoudreurs professionnels qui, chaque 10 décembre, viennent dire sinon que tout va pour le mieux, du moins que ce n’est pas pire qu’ailleurs. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à recenser les entraves multiples dressées devant les activités de la société civile, des ONG et des partis politiques. Plus immédiatement, on relève le refus opposé par les services de la wilaya de Béjaïa à la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme qui, pour célébrer la Journée mondiale des droits de l’Homme, a programmé un Forum sur les droits humains. Une interdiction non motivée et donc arbitraire. L’attitude des autorités dans l’ancienne capitale des Hammadites est d’autant plus condamnable qu’elle prolonge une fâcheuse habitude d’interdire, systématiquement, tout ce qui n’émane pas des circuits officiels ou des réseaux de clientèles. Avant la Laddh, les animateurs des Cafés littéraires de Béjaïa et d’Aokas, espaces d’échanges par excellence et d’éclosion de talents, ont eu, eux aussi, à subir plus d’une fois l’arbitraire de l’administration. Un ostracisme envers les défenseurs des droits humains et autres militants associatifs dévoile la volonté du pouvoir d’empêcher la société de s’émanciper des carcans politiques dans lesquels il veut la maintenir. C’est la raison pour laquelle est menée la chasse aux blogueurs qui usent de l’espace offert par internet pour soit lancer des alertes, soit tout simplement exprimer un avis contraire. Une chasse, en fait, aux voix discordantes par où et n’importe où elles s’expriment. 


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