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editorial / ACTUALITÉS

Fausse route

Les chiffres sur les importations de kits destinés au montage de véhicules inquiètent. La facture d’importations des collections SKD-CKD pour cette industrie naissante a doublé en un an, correspondant aux achats à l’étranger de seulement quatre usines d’assemblage de véhicules respectivement des modèles Renault, Hyundai, Volkswagen et KIA. Cette envolée de la facture d’importation de kits constitue la démonstration du choix par le gouvernement précédent d’un modèle industriel contestable. L’actuel Exécutif ne fait que reconduire ce schéma. Cette option se résume au feu vert donné à l’installation de petites usines dont la viabilité n’est pas prouvée en raison non seulement de l’effet taille, mais également du faible taux d’intégration réalisé dans ces installations industrielles. Résultat des courses, le véhicule importé coûte moins cher que celui monté localement. Une aberration. Pis, à ce rythme, avec l’agrément par le ministère de l’Industrie de 40 usines, l’Algérie court le risque dans un scénario de laisser faire d’une hausse astronomique des importations de collections SKD-CKD.
Les spécialistes du dossier avaient déjà averti sur les choix contestables en matière d’émergence d’une filière automobile en Algérie. En effet, cette industrie ne devient rentable  qu’avec des taux d’intégration importants à partir de 40-50%. Or, on a placé la charrue avant les bœufs. Il fallait songer à constituer un tissu de sous-traitance avant d’accorder des autorisations aux constructeurs pour monter des usines en Algérie. Aujourd’hui, que le mal est fait, corriger ces erreurs consiste à plafonner les importations de kits. Ce qui constitue un simple replâtrage. La solution idoine se résume à réduire le nombre de projets en retenant les plus fiables ainsi qu’à accélérer le processus d’intégration des usines de montage par des mesures encourageant des progrès plus rapides dans ce domaine. Meilleure manière de dépasser plus vite cette phase d’apprentissage et de mise en place d’un écosystème favorable au montage de véhicules en Algérie.
Il convient de ne pas oublier, du reste, qu’on est en train de monter une filière automobile classique qui risque d’être déclassée rapidement, voire de s’exporter difficilement en raison de la concurrence internationale, de l’impact sur l’environnement ou de la prédominance à l’avenir de modèles de véhicules électriques.


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