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editorial / ACTUALITÉS

Feu vert

“L’ère des périodes de transition est révolue en Algérie dont les institutions politiques ont été sauvegardées au prix de dizaines de milliers de martyrs du devoir national”, a souligné, mardi, le président de la République, à l’occasion du 63e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Par là, on est censé comprendre que l’armée décline la sollicitation dont elle fait l’objet quant à intervenir pour mettre un terme à la présidence problématique de Bouteflika. Le message présidentiel se lit, autrement dit, comme une mise au point aux surenchères politiques de plus en plus audibles à mesure qu’approche le renouvellement du bail pour le palais d’El-Mouradia. Soit, mais rien n’interdit de se rendre à quelques autres interprétations tout autant légitimes que nécessaires au regard du contexte politique. Car si des voix, et ce n’est un secret pour personne, appellent ouvertement l’armée à s’impliquer dans le jeu politique et aider à une transition démocratique, il s’agit, pour elles, fondamentalement, de mettre d’abord un terme au règne de Bouteflika et aviser ensuite. Ce qui pourrait se faire de deux manières : soit une déclaration d’incapacité à gouverner, c’est-à-dire la destitution, soit l’empêchement d’un autre mandat en 2019. Des deux options, l’empêchement, évoqué à l’orée du 4e mandat déjà, est loin de réunir un consensus, y compris parmi les partis de l’opposition. Encore moins si cela devait se faire avec la contribution de l’armée. Les partis les plus solidement ancrés refusent que cette dernière dépose Bouteflika. Ils sont contre aussi le fait qu’elle intervienne dans sa succession. Une succession que Bouteflika n’entrevoit pas d’ailleurs en dehors des institutions politiques et de leurs personnels, autrement dit en dehors du pouvoir et, partant, du régime. En affirmant que “l’ère des transitions est révolue”, Bouteflika ne dit-il pas que le pouvoir n’est pas près de changer de main ? Ne se positionne-t-il pas comme prétendant à sa propre succession en 2019, secret, s’il en est, déjà trahi par l’ex-président de l’APN, M. Ziari, qui a fait part de son intime conviction que Bouteflika rempilera au terme de son quatrième mandat ? Le message de Bouteflika sonne comme un signal pour la campagne pour le 5e mandat. Désormais, Ould Abbes et d’autres thuriféraires sont libérés de leurs hésitations. Bouteflika les autorise à partir en campagne.


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