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editorial / ACTUALITÉS

Finie la récréation !

Tout ça pour ça ! Après près d’un mois de vifs débats dans la presse et à travers les réseaux sociaux notamment, la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale a décidé, une fois les joutes parlementaires clôturées, et à la surprise générale, de gommer, sans autre forme d’explication, la proposition du gouvernement de taxer les grosses fortunes.  Surprenante, pour le moins, la décision l’est, puisqu’elle n’est pas la traduction d’une expression dominante de la plénière de l’hémicycle. Bien au contraire. Même la majorité parlementaire, qui a pour habitude d’indiquer dans quelle direction allaient souffler les vents politiques, est prise au dépourvu. Elle a dû prendre acte de cette censure inédite du gouvernement, une fois n’est pas coutume, en même temps que le reste des représentations politiques au Parlement. Étant dans son rôle d’acquiescer et de souscrire à tout ce qui vient de l’Exécutif, elle s’est interdit, tout le temps qu’ont duré les débats parlementaires autour du projet de loi de finances 2018, la  moindre remarque au sujet de la proposition en question. Si elle est restée prudente, voire silencieuse et n’a pas préparé le lit à la décision de la commission idoine de l’APN, c’est que le gouvernement lui a caché son intention véritable, sinon intimé de ne pas entreprendre quoi que ce soit qui aiguiserait les soupçons. Car, désormais, rien n’interdit de penser que le gouvernement a proposé d’instituer un impôt sur la fortune et, partant, de traquer les signes extérieurs de richesse, uniquement pour des motifs électoralistes. Des partis de l’opposition, comme le Parti des travailleurs, le pensent sérieusement. Pour eux, le gouvernement Ouyahia ne pouvait pas espérer réussir les élections locales (mobilisation des électeurs) s’il devait édicter les mesures d’austérité aux seules couches populaires, donc, les plus défavorisées à l’exclusion de mesures qui viseraient les nantis. L’argument de la praticabilité, que l’on ne manquera pas d’avancer pour justifier ce recul, ne tiendrait pas la route, car les experts sollicités pour l’élaboration du PLF 2018 ne devaient pas ignorer la réalité de l’administration fiscale et la situation de l’économie. La pression des lobbies ? Elle y est certainement pour quelque chose. Celle-là, cependant, s’y est exercée au préalable, pas a posteriori. On voit mal le gouvernement Ouyahia agir contre les oligarques. Sinon, il ne serait pas là. Son prédécesseur s’est proposé de le faire. Ça lui a coûté son départ… de la manière qu’on sait. 


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