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editorial / ACTUALITÉS

Générosité suspecte

Finalement, les finances publiques ne vont pas aussi mal que cela. Preuve en est que le gouvernement peut, si besoin est, toujours faire cadeau aux wilayas d’enveloppes budgétaires supplémentaires. Par besoin, cependant, il ne faut surtout pas entendre nécessité de financements de projets de développement. Car les rallonges budgétaires consenties peuvent obéir à des calculs politiciens qui ne s’avouent pas mais se devinent aisément. À l’exemple de ce qu’a fait le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui a séjourné pendant deux jours — lundi et mardi — dans la wilaya de Béjaïa. Noureddine Bedoui, dont le geste nous rappelle celui de l’un de ses prédécesseurs au poste, en l’occurrence Noureddine Yazid Zerhouni, qui avait toujours une enveloppe pour la wilaya dans laquelle il se rendait, s’est montré hautement “philanthrope” dans la capitale des Hammadites : plutôt qu’une, ce sont deux enveloppes qu’il a eu à offrir. Tant mieux si cela peut aider à l’amélioration du vécu des populations locales. Or, il y a un doute sur la finalité de cette générosité gouvernementale. Il y a un doute, d’abord, parce que celle-ci est en totale inadéquation avec la démarche de l’Exécutif qui, depuis le magistère d’Abdelmalek Sellal, se trouve réglée sur le mode austérité. Cette générosité gouvernementale est suspecte d’arrière-pensée politicienne parce qu’elle bénéficie, comme par enchantement, à une région qui se plaint, justement, d’un arbitraire administratif aux relents politiques évidents, qui la prive d’un apport conséquent en investissements et qui, donc, freine son développement. En atteste le blocage du projet d’usine de trituration de graines oléagineuses du groupe industriel Cevital. La suspicion est d’autant plus grande que le ministre de l’Intérieur, dont le séjour à Béjaïa a été plutôt long, comparé aux visites éclair auxquelles les membres du gouvernement nous ont habitués depuis près de trois ans, austérité oblige, a feint d’être submergé au point de manquer de temps pour évoquer le cas Cevital.  D’aucuns en déduiront une dérobade. À juste titre, d’ailleurs, puisque M. Bedoui, qui avait retenu de rencontrer la société civile, devait s’attendre à une interpellation sur ce dossier précis et sur d’autres. Aussi, son esquive ne peut être qu’un choix réfléchi. Une attitude pas confortable, certes, mais que seul un besoin impérieux pourrait expliquer. Lequel ? Faire le pompier ? Fort possible, tant est que la région est, ces derniers temps, des plus bouillonnantes du pays. 


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