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editorial / ACTUALITÉS

Gouverner par la sanction

C’est une lapalissade de dire que le gouvernement manque d’imagination. Aussi, ne se prive-t-il pas de l’étaler à travers ses décisions, projets de loi et mesures qui ne cadrent même pas avec les objectifs de son programme.
Il s’attaque au maillon faible de la société pour renflouer les caisses de l’État avec la même légèreté avec laquelle il a dépensé des années durant sans compter. Sans souci aucun et pour les résultats que l’on sait. Et maintenant que le sou manque, il va le chercher là où il n’en reste que peu pour maquiller “ses errements budgétaires”. Là où la conjoncture incite à plus de pragmatisme, l’Exécutif se livre à un exercice d’arithmétique qui le rapproche davantage des calculs d’épicier que pour conquérir un équilibre macroéconomique tout aussi hypothétique. Dernière trouvaille : vendre les documents biométriques avec une marge bénéficiaire majorée plus que n’aurait osé un spéculateur sur les produits alimentaires. Alors qu’il est censé combattre ce phénomène, il l’accentue en donnant l’exemple (le mauvais) en imposant la réification du service public. Un service public qu’il transforme en produit marchand pour le vendre au prix fort.
Paradoxalement, celui qui est le mieux indiqué pour le défendre, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, s’est replié dans l’argumentaire de celui qui veut quitter le front pour laisser seul dans la tranchée le Premier ministre faire face aux salves de critiques.
Avec ce gouvernement et sa LFC-2018, le voyage devient le projet de la vie comme l’est déjà l’accès au logement. Et il se trouvera, du genre de Djamel Ould Abbes, qui s’étonne des raisons de ces vagues de harragas qui quittent le pays où il “fait bon vivre”. Rien qu’en France, 10 000 Algériens en situation irrégulière sont interpellés annuellement. Et cela n’interpelle, outre mesure, aucun officiel, considérant le phénomène comme relevant de la petite délinquance confiée à la charge de la police. Avec sa batterie de taxes, l’Exécutif donne l’air de légiférer par la sanction de la majorité des Algériens.


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1 réactions
Fraternity le 28/05/2018 à 14h34

Le but inavouable de ces sur-taxations des documents de voyage est d'empêcher nos concitoyens de condition modeste de partir loin .. Quant aux hommes du pouvoir et de leurs rejetons, ils voyagent, depuis longtemps et gratuitement avec des passeports diplomatiques et bénéficiaient de titres de séjour des pays étrangers.. Ces mesures, s'ils venaient de s'appliquer favoriseront certainement la Grande Harga, au sens littéral du terme.

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