Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Il faut aider le soldat Macron

Au final, c’est une “petite visite”, dans la forme comme dans le fond, que le président français, Emmanuel Macron, a effectuée hier à Alger. Il est vrai qu’on ne s’attendait pas à mieux, depuis que la formule visite d’État a été abandonnée au profit d’une visite d’amitié.
Pour autant, n’en seront déçus, probablement, que ceux qui, de ce côté-ci de la Méditerranée, espéraient un acte II d’une repentance française de ses crimes coloniaux, une repentance qu’ils croyaient annoncée, voire quasiment acquise, depuis février dernier, lorsque Macron, alors candidat à l’Élysée, qualifiait le colonialisme de “crime contre l’humanité”. À ceux-là, le président français a répondu : ce dossier-là, il ne veut plus en parler au nom de la France, mais seulement en son nom ou, au mieux, au nom de sa génération. Ce qui revient au même. Et cette réponse, espère-t-il, devrait faire mouche auprès de la jeunesse algérienne qu’il invite à penser plutôt à son avenir et non pas à un passé qu’elle n’a pas connu. Il fut un temps où pareil discours d’un chef d’État français à l’adresse des jeunes Algériens serait entendu comme une ingérence, voire une “incitation à la débauche” et aurait suffi à refroidir durablement les relations entre les deux pays. Mais, autres temps, autres mœurs : les excuses de la France ne constituent plus, pour Alger, un préalable à ce “partenariat d’exception” qui, par ailleurs, n’est toujours pas au rendez-vous, bien qu’évoqué depuis Chirac, autant à Paris qu’à Alger.
Cela étant, la revendication mémorielle est loin de ne plus constituer qu’une survivance d’un temps ancien. Si elle n’est plus exprimée officiellement avec autant de fracas, elle continue d’être portée, spontanément ou par procuration, par des voix qui ne sont pas près de renoncer. C’est dire que le principe de la priorité à l’avenir, que Macron fait sien pour zapper la question, risque de ne pas suffire à libérer les relations algéro-françaises de ce lourd et inépuisable contentieux. L’on est pourtant tenté d’appeler à “aider le soldat Macron”. Et même à lui lancer : “Chiche, osons, enfin, le pari de la jeunesse.” En tout, et pour de vrai. Cela passe par une rupture avec une certaine politique algérienne de la France.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER