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editorial / ACTUALITÉS

Illusions perdues

Les partis islamistes vivent, vraisemblablement,   l’ère de la glaciation politique. Rien ne semble leur réussir, en effet. Quoi qu’ils entreprennent.  Le temps de la “sahwa”, que l’on peut traduire par renaissance, qu’ils pensaient, enfin, arrivé, est, à l’évidence, encore loin. Il se peut même qu’il soit condamné à ne jamais arriver. Tout, dans ce qu’ils donnent à observer et à noter, annonce leur déclin irrémédiable. À commencer par leur incapacité à surmonter leurs querelles légendaires et à soigner leurs égocentrismes qui font que, s’ils entrevoient une alliance ou une union, c’est tout juste pour les rompre aussitôt.
Ainsi, en est-il de leurs projets de fusion qui se sont révélés, finalement, être plutôt des chimères que des constructions politiques sérieuses. Les rapprochements auxquels les partis islamistes ont travaillé durant l’année 2017, et qu’ils ont célébrés comme des possibilités de noces politiques légitimes, n’en seront qu’autant de motifs à divorces retentissants. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui a déserté le rang des courtisans, il y a près de six ans, au moment du “Printemps arabe”, dupé, assurément, par un surdosage propagandiste que notamment des médias — qui avaient  alors bonne audience — s’étaient chargés d’assurer, ne sait plus sur quel rivage mettre le cap. Entre se maintenir dans l’opposition, au risque de ne jamais prétendre au leadership, ou réintégrer la périphérie du pouvoir, où il ne peut aspirer, en définitive, qu’à des seconds rôles, le MSP hésite.
Les mêmes incertitudes agaceraient, certainement, l’autre ancien leader islamiste, Abdallah Djaballah, pour qui c’est plus facile de réunir les conditions pour une dissidence que de poser les jalons d’une union. Ni lui ni Makri, le président du MSP, n’ont eu la main heureuse quand ils ont tenté de ramener les dissidents, fort nombreux, au bercail.
Des fusions et autres unions annoncées avec grand bruit, il n’en a rien été. Pis encore, c’est, chez eux, la fin des amours, puisqu’ils ne ratent plus aucune occasion de se quereller, de se tenir par la barbichette. Chez eux, les reliquats sont difficiles à solder. Et, à y regarder de près, ils ne devraient pas espérer un retournement de situation. En tout cas, pas de sitôt. Quoiqu’ils y œuvrent, car les temps ont changé.
Considérablement. La société a évolué. Énormément. La preuve ? Elle est fournie par Ali Benhadj, l’ancien dirigeant de l’ex-FIS, qui a été conspué par les jeunes qui manifestaient, place du 1er-Mai, en 2011 pour réclamer un changement de régime.


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