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editorial / ACTUALITÉS

Illusions perdues

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui, à l’évidence, se redécouvre un faible pour les partis qui s’émancipent dans le giron du pouvoir, après avoir frayé quelque trois années durant avec un conglomérat de chapelles et de personnalités de l’opposition, n’a pas eu les pérégrinations politiques heureuses. Hier, au sortir d’un conclave à huis clos entre les deux hommes, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) et, néanmoins, Premier ministre, a clairement signifié que la quête de son hôte du jour est irrecevable, dans le fond comme dans la forme, se permettant même de faire remarquer, dans un rappel d’une praxis politique élémentaire, que le concept de consensus est antinomique avec la notion de souveraineté populaire. La remarque est pertinente, concédons-le, pour une fois, à Ouyahia qui, par ailleurs, ne doute pas de la candidature de Bouteflika en 2019, quoique, il faut en convenir, l’élection présidentielle du printemps prochain reste des plus problématiques qu’il a été donné d’organiser.
Problématique, parce qu’elle se laisse appréhender distinctement par les observateurs et les acteurs politiques. Sans nul doute, c’est cette incertitude, voire confusion, qui a incité un Makri à chercher à fréquenter de nouveau le sérail.
C’est de là qu’est certainement née l’idée du consensus que chacun conçoit selon sa convenance et ses prérequis politiques. Comme le MSP, les partis du pouvoir, s’il est permis d’abuser du langage, travaillent, eux aussi, pour un consensus. Une convergence. Mais pas n’importe laquelle : si ce n’est autour de la candidature de Bouteflika, en faveur, sinon, d’une autre adoubée par le système.
Cela, les SG du FLN et du RND se sont chargés de le rappeler au président du MSP qui, paradoxalement, ne le vit pas comme un camouflet. D’où la question : quel agenda Makri sert-il ? La question se pose, car on ne peut ne pas se chagriner politiquement quand la réalité le confronte à des désillusions. C’est pour cela qu’il devient important de bien observer les enchaînements des rencontres auxquelles le président du MSP se rendra, à présent que l’armée s’est exprimée et que les partis comme le RND et le FLN ont rejeté son offre. 


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