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editorial / ACTUALITÉS

Immobilisme

Présentée comme le texte de la refondation de la République, la Constitution, qui inaugurait une nouvelle ère d’ouverture, a vite été mise entre parenthèses par les partisans attitrés de l’immobilisme. De la régression même. Les rares textes découlant de cette loi fondamentale adoptés par l’Assemblée nationale l’ont été sur injonction du président de la République. Même le règlement intérieur de l’APN, dont la révision a été revendiquée par la majorité des députés, n’a pas échappé, dans son élaboration, à la doctrine du statu quo. Ses dispositions restrictives et coercitives et surtout anticonstitutionnelles tranchent nettement avec cette prétendue volonté de “refondation” de l’État qui, formellement, bénéficie d’une large adhésion.
Ainsi, l’Exécutif, et c’est devenu une tradition depuis l’ouverture démocratique d’Octobre 88, s’attèle à grignoter chaque parcelle de liberté et, donc, de démocratie acquise. Avec la complicité active de “sa” majorité parlementaire. Comme l’attestent, d’ailleurs, la teneur et la tournure que prennent souvent les débats à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement apporte régulièrement la preuve qu’il est figé à son approche, quasiment pénale ou policière, s’agissant des libertés et de la démocratie. Preuve, également, de sa frilosité “épidermique” à tout ce qui est opposition. D’où “ces relents” liberticides qui se dégagent de ses avant-projets de textes législatifs. Et quitte à empiéter sur la Constitution.
Cela n’étonne et ne surprend, au demeurant, plus personne. C’est le propre des systèmes fermés et des régimes autocratiques, qui se font aujourd’hui rares à travers le monde, d’éliminer l’opposition et les opposants et de s’affairer à “boucher” chaque brèche pouvant servir d’espace de liberté. Le recours à la législation pour atteindre son but et réaliser ses desseins constitue, dans l’optique du système algérien, un instrument moderne, quand bien même il met à jour ses propres contradictions. Et dans le cas présent, il bafoue sa “propre Constitution” qui lui sert de vitrine, même s’il risque d’en briser les vitres.


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