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editorial / ACTUALITÉS

Inadmissible !

Les Algériens éprouvent de plus en plus de mal à se soigner. Non parce que l’accès aux hôpitaux et autres établissements de santé leur est difficile, même si la qualité des soins laisse  souvent à désirer, mais en raison des ruptures répétitives et durables des stocks de médicaments. Une centaine de produits pharmaceutiques sont introuvables dans les officines. Dans le lot figurent des traitements prescrits  pour les pathologies lourdes. On peut imaginer le calvaire des patients qui en souffrent, victimes d’une gestion anachronique d’un dossier qui, normalement, devait bénéficier de toute la rigueur qu’appelle sa nature sensible. Des malades otages, osons le terme, car l’indisponibilité des médicaments n’est pas due à une crise sur le marché mondial, mais elle est la conséquence de perturbations cycliques dans les approvisionnements. Ce sont principalement les  lenteurs dans la délivrance des autorisations de programmes d’importation de médicaments qui provoquent ces pénuries. Des lenteurs, à l’évidence, accentuées depuis que les gouvernements de Sellal à Ouyahia en passant par l’intermède éphémère de Tebboune ont mis le commerce extérieur en mode licence ou contingentement. Mais, même à admettre que cette gestion à l’économie est ce qu’il y a de mieux à faire pour un gouvernement confronté à une situation financière difficile, les ressources en devises du pays ayant fondu, conséquemment à la chute du prix du baril de pétrole, il ne se conçoit pas qu’elle touche le secteur de la santé. Il est des dépenses incompressibles, quelles qu’en soient les situations. Celles devant être affectées pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques doivent figurer en tête de chapitre. L’État étant responsable de la santé des populations, il doit, de ce fait, garantir les traitements des malades. La politique d’austérité à laquelle le gouvernement s’est astreint, contraint par la difficulté financière, passe mal auprès de l’opinion quand cela concerne le médicament. Elle passe mal, tant est que les hauts responsables, eux, se soignent dans les plus grands hôpitaux à l’étranger, en Occident notamment, et aux frais de la Cnas, c’est-à-dire avec l’argent du contribuable… le nôtre.


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