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editorial / ACTUALITÉS

Independence day

Le 5 juillet 2019 est, sans conteste, à marquer d’une pierre blanche. Le peuple, qui étrenne admirablement une révolution pacifique depuis plus de quatre mois, s’est réapproprié la date anniversaire de l’indépendance nationale, ainsi que toute la symbolique qu’elle charrie. Il a aussi et surtout réhabilité le projet de la Soummam d’une nation républicaine démocratique, fondé sur le principe de la primauté du politique sur le militaire. Le slogan “Pour un état civil et non militaire” retentit chaque vendredi aux quatre coins de l’Algérie.
Hier, les Algériens sont sortis massivement dans toutes les villes du pays pour réaffirmer leur détermination à faire aboutir leur engagement pour le changement radical du système politique. Un engagement  que les ruses et les manœuvres du régime n’ont pu entamer. La maturité et la lucidité dont ont fait preuve les manifestants tout au long de ce fantastique mouvement du 22 février ont été des remparts solides face aux menées et multiples assauts du régime contre le “hirak” qui, à l’évidence, ne se laisse pas apprivoiser facilement.
La rue ne s’est pas enthousiasmée pour la perspective proposée par le chef de l’État par intérim. C’est même une réaction de rejet qu’elle a opposée à l’offre de dialogue renouvelée, comme dans un effort désespéré, par Bensalah mercredi dernier. Un rejet qui ne manquera pas d’ajouter au désarroi d’un régime qui, on peut désormais le soutenir, n’a pas trouvé en le temps qui passe l’allié espéré pour faire valoir sa feuille de route. Preuve en est que la détermination des Algériens ne s’est pas érodée au fil des jours ; elle s’est même renforcée davantage face à l’entêtement des détenteurs du pouvoir à ne rien concéder qui ne cadre pas avec leur vision de sortie de crise. Tant mieux d’ailleurs, étant donné que c’est essentiellement cette détermination du peuple qui a empêché et empêche toujours le système de se maintenir.
C’est l’inscription dans la durée du mouvement populaire, mais aussi sa force qui ont, sans nul doute, également dissuadé quelques parties de se compromettre avec le pouvoir en place. Un pouvoir plus que jamais isolé, acculé et forcé de restituer au peuple tout ce qu’il lui a confisqué, à commencer par l’indépendance du pays. Une indépendance que les Algériens se sont désormais réappropriée ce 5 juillet. Une indépendance qui leur confère le droit de choisir leur destin par eux-mêmes en toute liberté et souveraineté. Et ce qu’ils veulent, c’est une transition politique en dehors du système.


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