Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Inévitable changement de cap

Les initiatives politiques pour une sortie de crise se suivent mais ne se ressemblent pas. Après celle des Forces du changement qui semble avoir tourné court, puis celle du Forum civil pour le changement qui, pour l’heure, peine à connaître un début d’amorce concrète, l’on enregistre celle des Forces de l’alternative démocratique. Celle-ci se distingue nettement des deux premières par l’exigence d’une transition démocratique qui devra être le couronnement consensuel d’un processus politique qui passera par l’organisation d’une convention nationale dont la date est fixée au 31 août.
Ladite convention est déclarée ouverte aux partis, aux syndicats, aux organisations associatives et aux personnalités, acquis à la nécessité d’une transition démocratique et à la mise en place d’outils et de mécanismes à même de garantir la satisfaction des revendications du mouvement populaire du 22 février. Le chantier est vaste et on est déjà trop loin des propositions portant sur l’organisation d’un dialogue axé exclusivement sur la tenue d’une élection présidentielle. 

On voit mal le pouvoir accueillir cette initiative avec engouement, lui qui, ayant pris fait et cause pour l’idée lancée par le Forum civil, semble avoir déjà quelque peine à répondre aux conditions posées par les personnalités les plus en vue parmi les 13 proposées pour la conduite du dialogue. Mais il est évident qu’à ce stade, l’initiative des Forces de l’alternative démocratique ne s’adresse pas en priorité au pouvoir, mais à l’ensemble de la classe politique et de la société avec ses diverses représentations, qui se doivent de construire un consensus politique à la fois pour une sortie de crise et pour la concrétisation des revendications populaires telles qu’énoncées depuis cinq mois. Il faut toutefois noter que cette initiative ne manque pas d’inscrire, elle aussi, la libération des détenus d’opinion, le respect du droit de manifester et l’ouverture des champs politique et médiatique comme préalables à toute discussion. 
Si le régime a encore toute latitude de préférer une feuille de route à toutes les autres, il est déjà sommé de faire un premier pas dans une autre direction que celle qu’il a prise jusqu’ici. L’heure d’un changement de cap a sonné.  L’acte préliminaire de tout processus de règlement de la crise est déjà clairement identifié et fait même consensus général auprès de toutes les forces politiques et sociales : le pouvoir doit se départir de son raidissement. Cela passe par la prise de mesures concrètes allant dans le sens d’une ouverture, d’un apaisement. En a-t-il la volonté ? Et, surtout, n’est-il pas allé trop loin, en solo et en maître absolu, pour pouvoir faire amende honorable ? 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER