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editorial / ACTUALITÉS

Initiatives et infortunes

L’appel des 14 personnalités signataires de la lettre ouverte adressée le 26 mai dernier au président de la République lui demandant de ne pas briguer un cinquième mandat est-il voué à connaître le même sort que les autres initiatives politiques, allant, toutes, dans le sens de la contestation du régime en place, mais qui ont, toutes, fini par échouer ? Si le propos, ici, n’est pas de douter de la sincérité des intentions des membres de ce groupe constitué de militants politiques et d’intellectuels aux opinions tranchées par rapport au pouvoir politique, la démarche adoptée ne semble, finalement, pas faire consensus parmi ses initiateurs.
La sortie médiatique de la constitutionnaliste Fatiha Benabbou, qui refuse de s’inscrire dans le prolongement politique que les co-signataires de l’appel au chef de l’État veulent donner à leur action initiale, a constitué la première fissure dans les rangs de ce ménage hétéroclite. Le cheminement de cette initiative ressemble, à s’y méprendre, au sort réservé à d’autres projets de la même veine. On se souvient de ce qui est advenu de la demande d’audience adressée, fin 2015, par le groupe dit des 19, formé d’hommes politiques, d’intellectuels, de militants des droits de l’Homme et de personnalités historiques, au président de la République. L’effet médiatique provoqué par la lettre s’étant rapidement estompé, l’initiative a rapidement pris de l’eau avant de se désagréger.
La mise en place, une année auparavant, de la fameuse Instance de concertation et de suivi de l'opposition avait aussi constitué un espoir pour les militants de la démocratie en Algérie. Les dissensions apparues dans les rangs du groupe, ajoutées aux campagnes de dénigrement orchestrées par le pouvoir en place, ont fini, là aussi, par avoir raison de la démarche qui a littéralement explosé.
Pourquoi toutes ces initiatives louables, qui permettaient au citoyen d’entrevoir l’espoir d’un changement politique, impérieux pour le pays, ont elles, finalement, toutes, échoué ? Les acteurs politiques, mais aussi l’élite nationale doivent assumer leurs responsabilités dans cette situation critique que connaît le pays. Il leur incombe de dépasser leurs divergences afin de pouvoir peser sur le cours des événements. Il y va de la survie de la nation.


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