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editorial / ACTUALITÉS

Intérêts

L’accord d’association Algérie-Union européenne, signé en 2002, n’a été mis en œuvre qu’en 2015, c’est-à-dire, 13 ans plus tard, à cause de la non-préparation de la partie algérienne. Malgré les différents reports, l’Algérie ne semble pas encore être prête, aujourd’hui.
C’est, du moins, le sentiment de plusieurs eurodéputés et autres membres de la Commission  européenne qui se sont confiés à des journalistes algériens. Les parlementaires, tout comme les “commissionnaires” européens, jugent la position algérienne prudente sur certains dossiers. L’Union européenne s’en montre parfois irritée. Plus récemment, sur la question de la migration, un dossier que les deux parties semblent vouloir gérer différemment. L’UE voudrait que les pays du Maghreb soient des remparts pour tous les migrants qui veulent rejoindre le continent européen. En contrepartie, un dédommagement financier qui s’inscrit contre les valeurs et les fondamentaux du pays. Le pays refuse d’être un prestataire de services pour juguler un phénomène, celui de la migration, dont ces mêmes pays ont été responsables de leurs pillages ou complices des gouvernements dictatoriaux, pour la plupart en place. La position de l’Algérie s’inscrit dans le cadre d’un développement du continent africain qui permettrait à ses habitants d’avoir accès au marché du travail. Aujourd’hui, la cause de la migration est d’abord économique.
L’autre volet soulevé par les eurodéputés est celui de la mise en œuvre entière de l’accord d’association. Ces derniers jugent que l’Algérie ne se conforment pas aux accords. Or, un simple examen de l’état des échanges fait ressortir un déséquilibre au bénéfice de l’Union européenne qui a accès à un marché vierge et demandeur, alors que son partenaire n’a que le pétrole et le gaz à proposer sur un marché fluctuant et concurrentiel.
Il est vrai que le climat des affaires a souvent été au centre des discussions tant au niveau bilatéral que multilatéral où reviennent souvent le fameux 49/51% et la difficulté d’investir aussi bien pour le capital étranger que pour le capital privé national. Le cas du blocage du matériel industriel du groupe Cevital a été soulevé par l’ambassadeur de la délégation de la Commission européenne devant un ministre. Ce dernier lui a répondu que cette affaire est en justice. Ce qui est faux. Et le chef de la mission diplomatique le sait. Les autres aussi. Ce n’est donc pas avec cette politique de l’autruche que les IDE afflueront chez nous.


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