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editorial / ACTUALITÉS

Internet : cibles et paranoïa !

La stratégie préventive de la cyberciminalité, cette forme nouvelle et sophistiquée de la criminalité adoptée par l’État, est théoriquement avant-gardiste. Une adaptation de l’outil de lutte qui reste théorique tant ses objectifs, non écrits, sont aussi extensibles qu’un élastique, modulables, selon les désirs des détenteurs du pouvoir.
Arme redoutable de filature pour débusquer en priorité les menaces sécuritaires, preuve en est le démantèlement de cellules de recrutement terroristes ; irrite en revanche cette fâcheuse tendance du pouvoir à traquer “tout ce qui bouge” par extension de son territoire de chasse. Des cibles inoffensives nourrissent aujourd’hui la chronique judiciaire plus que toute autre délinquance, opérant par glissements sournois pour atteindre un des piliers de la démocratie : la liberté d’expression et d’opinion. Piliers garantis par la Constitution, et dont l’épanouissement, dans le discours officiel, est régulièrement loué.
Parce qu’aujourd’hui, ce sont les blogueurs et des journalistes, comme l’a si bien relevé RSF dans son dernier rapport, qui semblent hautement préoccuper les dirigeants devenus, au fil du temps, et par l’opacité et le flou qui planent sur la perspective de 2019, frileux, nerveux et allergiques à la moindre idée, à un soupçon d’opinion pouvant contrarier “leurs plans” en quête de consensus ou de précisions. Une attitude si maladive qu’elle tourne à l’insidieuse inquisition. Paradoxalement, ce sont les lanceurs d’alerte, entre autres, qui sont perçus comme une menace pour la stabilité “recouvrée” du pays que les incendiaires parmi les politiques et extrémistes, racistes et pyromanes qui écument le Net et les réseaux sociaux. Cette catégorie n’est pas prioritaire à partir du moment où son effet est horizontal. On lui trouvera même un rôle social.
Tant elle occupe le peuple en attendant que soit tranchée, en interne, la question de la présidentielle de 2019. Et même au-delà. Parce que surveiller de près “le délit d’opinion” requalifié, selon les circonstances, s’est avéré être non pas un hobby de quelque paranoïaque des services, mais une mission stratégique, en haut lieu.


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