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editorial / ACTUALITÉS

La belle affaire !

Le climat des affaires, c’est décidément la belle affaire !  Voilà donc un sujet, sans doute le seul sujet, chez nous, sur lequel il y a véritablement un consensus national. Il est vrai qu’on n’en a pas du tout parlé dans la campagne électorale en cours, mais il est tout aussi vrai nous n’étions pas habitués à entendre nos partis politiques et nos candidats aux mandats électifs disserter sur les dossiers structurants et stratégiques. Car, c’est bien connu, ce n’est pas ainsi, en Algérie, qu’on peut gagner une élection !
Laissons donc les partis à leur campagne, puisque, sur ce terrain, les organisations patronales les devancent largement, au grand dam, sans doute, d’une Louisa Hanoune qui a tout loisir de constater que même “l’oligarchie” en est, aujourd’hui, à se plaindre. Et qu’elle se plaint même à raison ! Et pour cause, le climat des affaires est en berne. Et si les partis en lice pour les élections du 23 novembre ne voient pas de lien direct entre cet état de fait et le développement local qu’ils promettent aux citoyens, les organisations patronales, elles, ne font pas preuve d’autant de cécité. Toutes, à commencer par le FCE, s’en inquiètent, quitte à  gêner le gouvernement-allié. Certes, il est difficile de faire autrement quand le Doing Business de la Banque mondiale a classé l’Algérie à la 166e place sur 190 pays observés.
Mais le gouvernement peut dormir tranquille : les critiques du FCE et des autres organisations patronales restent très en deçà de la réalité. Quand l’organisation d’Ali Haddad s’inquiète de “l’instabilité du cadre réglementaire” régissant les investissements, un grief, par ailleurs, vieux de plusieurs décennies et donc antérieur à la naissance même du FCE, c’est, en réalité, du piétinement caractérisé des lois et de la réglementation, par l’intrusion de forces occultes, qu’il faut parler. Le cas du blocage-sabotage du projet de Cevital à Béjaïa en est une illustration parfaite. Si parfaite, d’ailleurs, que cela fait jaser à l’intérieur même de cette organisation, selon des indiscrétions, et que cela offusque et choque des cadres en poste au ministère de l’Industrie. Surtout que cette affaire n’est pas unique en son genre, bien au contraire. Et, de surcroît, le climat des affaires, ce n’est pas seulement les projets illégalement et arbitrairement bloqués, mais aussi les passe-droits accordés aux proches et aux copains, ruineux pour le pays. Il est vrai que ceux qui évaluent le climat des affaires sont quelquefois ceux-là mêmes qui le rendent exécrable et insupportable aux investisseurs non inféodés aux clans. Ce qui, pour eux, est déjà une “belle affaire” !


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