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editorial / ACTUALITÉS

La boîte de Pandore

Après avoir imprimé, des années durant, une gestion populiste au dossier de l’emploi des jeunes, le gouvernement a fini par se retrouver devant un véritable dilemme, voire une bombe à retardement qu’il sera difficile de désamorcer sans dégâts. Les différents dispositifs présentés en leur temps comme la panacée contre le chômage massif des jeunes n’ont pas seulement montré leurs limites sur le double plan économique et social, mais ils semblent charrier aujourd’hui une certaine menace pour la stabilité sociale.
Le dossier ressemble, à s’y méprendre, à une braise entre les mains des autorités qui, bien qu’elles opposent pour le moment une fin de non-recevoir à la demande d’effacement des dettes exprimée par les promoteurs en difficulté, savent pertinemment que ce n’est pas pour autant que le malaise va se dissiper. Le problème demeure, en effet, entier, surtout qu’il a complètement débordé de son volet strictement économique avec cette propension des gouvernements successifs à s’en saisir pour un usage politique, voire électoraliste. De telles œillères ne pouvaient qu’empêcher les responsables d’appréhender la question sous un prisme fondamentalement économique. Et c’est sans aucun doute cela qui explique les fanfaronnades et autres plaisanteries de mauvais goût de membres de l’Exécutif sur un sujet aussi sensible que l’emploi des jeunes. Il est tout aussi vrai que l’empreinte populiste, qui a accompagné la mise en place et la gestion de ces dispositifs, faisait que le ver était, d’emblée, dans le fruit.
Les études de marché qui président en principe à tous les projets économiques n’ont pas été menées de façon sérieuse dans beaucoup de cas comme le démontre l’orientation exagérée vers certains créneaux qui se sont retrouvés complètement saturés. Les autorités se souciaient d’ailleurs plus du nombre de microentreprises et des emplois créés que de la viabilité et de la durabilité des projets. Résultat des courses : beaucoup de ces entreprises ne survivent pas longtemps en raison de la saturation du créneau, d’autres se retrouvent embourbées dans des dettes qu’elles n’arrivent pas à rembourser, d’autres encore chôment faute de plans de charge. Et si aujourd’hui, les promoteurs réclament l’effacement pur et simple des dettes que leur doivent les banques, c’est parce qu’ils savent qu’il existe des précédents pour des situations semblables, comme cela avait été le cas avec, notamment, les agriculteurs. C’est ainsi lorsqu’on ouvre la boîte de Pandore.


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