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editorial / ACTUALITÉS

La bravade

Le Front de libération nationale (FLN) est de nouveau aux prises avec les luttes intestines. De toutes nouvelles, car les guerres de tranchées et les remous n’ont jamais cessé au sein du parti. Djamel Ould Abbes, coopté au poste de secrétaire général en remplacement d’un Amar Saâdani dont la faconde excessive a fini par déplaire, n’en finit pas avec une fronde qu’il se doit de faire face à une autre souvent plus percutante. Il faut dire que sa façon de gérer le parti a de quoi en susciter. Les militants du FLN, y compris ceux qui ont pour habitude de faire montre de beaucoup de discipline, ne comprennent pas d’où lui est venue l’idée, saugrenue, il faut en convenir, qu’il maintient toujours, de faire dépendre la réunion du comité central du parti du parachèvement du fameux chantier qu’il a engagé toutes affaires cessantes : le bilan des quatre mandatures successives de Bouteflika. D’ailleurs, sa démarche ne peut se comprendre, tant est qu’il ne saurait être dans les missions, encore moins dans les priorités d’une instance délibérante d’un parti politique, le FLN soit-il, d’établir le bilan de la gouvernance d’un chef de l’État, quand bien même celui-ci est son Président. On s’efforce à d’admettre que les égéries qui ont recommandé  à Ould Abbes cette colossale œuvre de synthèse de 20 années de règne de Bouteflika avaient à l’idée de faire de la copie bien vernie un argument de campagne pour le 5e mandat. Un mandat qui, comme celui finissant, ne connaîtra pas de campagne électorale classique pour des raisons connues de tous. Le secrétaire général du FLN a vite vu l’avantage qu’il pouvait en tirer personnellement : s’en saisir comme d’un argument pour repousser le plus possible l’échéance de son bilan d’étape devant le comité central. C’est ce qu’il a fait. Sauf qu’en laissant l’échéance ouverte, il a fini par irriter y compris ses proches collaborateurs et ses plus fidèles lieutenants. Pensant se sortir de cette situation en débarquant une bonne douzaine des membres du BP, Djamel Ould Abbes aggrave son cas. Sa décision a fait naître et structurer une farouche adversité, laquelle, disons-le, connaît bien les textes du parti, les procédures, mais aussi et surtout les raisons cachées des atermoiements d’Ould Abbes quant à convoquer le CC. Les frondeurs iront-ils jusqu’au bout de leur bravade ? C’est toute la question.


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1 réactions
Fraternity le 19/06/2018 à 12h55

Il s'agit d'une association d'opportunistes et de brigands de toutes espèces, qui se reconnaissent uniquement par rapport à leur soumission au pouvoir réel des décideurs. Le faux statut de ce ''parti" n'a jamais trouvé une application (à l'image des institutions du pays) exception faite de l'époque de M. A/Hamid MEHRI. Le jeune Ould Abbès ne fait que perpétuer cette tradition: parti aux ordres. Parler des frondeurs et des militants (s'ils existent) dans cette association n'a aucun sens.

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