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editorial / ACTUALITÉS

La célébration comme feuille de vigne

Une nouvelle fois, l’Algérie s’apprête à célébrer la date historique du 20 Août, alors qu’à tous points de vue, l’état du pays n’est toujours pas conforme aux principes convenus et arrêtés au Congrès de la Soummam. Soixante-deux ans après, discours et professions de foi mises à part, l’État démocratique et social reste à construire et la primauté du politique sur le militaire demeure une chimère.
Pis encore, le grand débat d’actualité portant sur un cinquième mandat présidentiel qui impliquerait la présidence à vie, l’idéal de la Soummam ne semble pas inscrit dans notre agenda national. Il ne le fut d’ailleurs jamais, depuis l’indépendance du pays. Contrairement à ce que suggèrent, de prime abord, ces rituels commémoratifs officiels, organisés avec solennité et grandiloquence, la plateforme politique de la Soummam n’agrée pas les plans du système politique qui, faut-il le rappeler, est né de la négation même des principes d’Ifri.  
On le sait depuis Machiavel : la commémoration bruyante et régulière des événements historiques majeurs, et qui, en leur temps, furent salutaires, n’est pas toujours l’expression d’un serment de fidélité, ni encore la réaffirmation d’un engagement à poursuivre l’œuvre des hommes et des femmes qui en ont été les artisans. C’est que, parfois, on célèbre les hauts faits d’histoire par fausse pudeur. Pour faire bonne figure. La célébration est alors réduite à la fonction de simple feuille de vigne.
Car si, en 1957, Abane Ramdane était assassiné a priori pour en finir avec la “primauté de l’intérieur sur l’extérieur” et celle du “politique sur le militaire”, ses liquidateurs ont consacré la primauté d’un système politique et des régimes et dirigeants qu’il a enfantés sur le destin du pays. Pour longtemps, trop longtemps. Le débat actuel que les partis du pouvoir articulent autour de l’avenir d’un homme, Abdelaziz Bouteflika en l’occurrence, et non sur celui de l’Algérie, en est sans doute une parfaite illustration.


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