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editorial / ACTUALITÉS

La chkara est de retour


Malgré les affirmations de plusieurs responsables, la “chkara” n’a jamais quitté la scène politique. Loin s’en faut. La place pour une tête de liste se monnaie à plus d’un milliard de centimes avec en outre la prise en charge des dépenses de la campagne dans toute la wilaya. L’opacité la plus totale réglemente la transaction entre le candidat et un émissaire du chef de parti. Si au moins cet argent allait dans les caisses du parti sous forme de don comme un signe de solidarité pour les idées que défend cette association politique. Il n’en est rien. C’est devenu une course à l’appât du gain facile où chacun tire profit.
Comment alors demander à des citoyens à se présenter aux urnes pour choisir un corrupteur qui utilisera son mandat à régler ses problèmes plutôt que les leurs. Certains partis politiques n’ont jamais pris langue avec les citoyens. Maintenant, ils s’échinent à le faire avec des électeurs. Une coupure de relation qui se rétablit dès que sonne le départ d’une course électorale. Des milliers de sit-in, des centaines de marches ont été observés et tenus à travers le territoire national sans qu’on ait relevé la présence d’un député acquis aux revendications des initiateurs de ces actions, ne serait-ce que pour se proposer comme médiateur pour un règlement pacifique du conflit. En d’autres termes, il est désolant de dire que la fonction de député n’est courue que pour le prestige local et les privilèges accessoires, d’une part, et le fait d’être dans la cour des décideurs, à commencer par le wali, d’autre part.
Chez nous, les élections législatives restent les plus prisées par les candidats pour différentes raisons et les plus boudées par les électeurs qui ont perdu foi en ces représentants qui ne constituent qu’une galerie bonne pour l’applaudimètre, sans aucune volonté ni capacité d’agir en contre-pouvoir légal quand une loi est estimée liberticide ou tout simplement inopportune. Il y a, certes, des exceptions dans les travées de l’Assemblée, mais elles sont minoritaires et impuissantes face à une majorité de confort issue du fait même du déroulement peu orthodoxe des élections et, notamment, de la chkara.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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Fraternity le 13/03/2017 à 16h40

Certes, le militantisme politique est une notion inexistante dans ce pays; les députés auto-désignés lorsqu'ils ils évoquent leur engagement ou leur parti, (FLN, RND, fils et pseudo-moudjahidines et autres ayants droits..) ils utilisent souvent le mot famille révolutionnaire. Ce mot est couramment utiliser en Italie du Sud par les membres de l'honorable société napolitaine de la COMORRA !!

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