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editorial / ACTUALITÉS

La com en mode recadrage

Jamais un gouvernement n’a autant manqué de rigueur et mal communiqué comme c’est le cas pour le gouvernement algérien depuis Abdelmalek Sellal, jusqu’à Ahmed Ouyahia, en passant par l’éphémère Abdelmadjid Tebboune. Alors qu’on était encore à se demander comment est-il possible qu’un Premier ministre et un membre de son Exécutif usent de deux tons quasi contradictoires à propos d’un même dossier, Ahmed Ouyahia et Noureddine Bedoui, en l’occurrence, au sujet des nouvelles taxes sur les documents biométriques, voilà que l’on est invité à noter, à nouveau, un grincement dans la communication du ministère de l’Éducation nationale.
Au sujet, cette fois-ci, de la suppression ou du maintien de l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM). Dimanche, la Radio nationale ouvre l’antenne à un responsable chargé des programmes au ministère de l’Éducation nationale qui révèle, en connaissance de cause, sans nul doute, qu’“une commission est en train de finaliser un projet de texte consacré à la suppression du BEM”. Mal lui en prit. Visiblement, ce n’était pas le moment de divulguer cette information. En témoigne la réaction, pour le moins surprenante, de Nouria Benghabrit qui, depuis Laghouat où elle se trouvait hier matin, a tranché sec : “Le BEM ne sera pas supprimé.” Soit.
L’affirmation de la ministre prime, quoique le cadre du ministère n’ait pas forcément tort, son imagination ne pouvant, tout de même,  pas lui avoir joué un tour au point de lui faire voir une commission là où elle n’existe pas, de surcroît sur un dossier aussi sensible. L’opinion ne peut, certes, que prendre acte du démenti formel de la ministre, mais Benghabrit a-t-elle vraiment tranché pour de bon ? Car il nous souvient qu’elle a été, l’année dernière, aussi sinon plus formelle au sujet d’une session de rattrapage du baccalauréat, qu’elle a catégoriquement exclue, pour se retrouver finalement à l’organiser, la mort dans l’âme, assurément. Ce n’est pas de sa faute. Comme le reste du personnel institutionnel, les membres du gouvernement en premier, elle fait avec les improvisations d’un chef de l’État. Par choix résigné, peut-être, mais toujours est-il par choix.


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