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editorial / ACTUALITÉS

La danse des courtisans

Bien que le président de la République ne se soit pas encore décidé à briguer un hypothétique 5e mandat vilipendé de partout, les laudateurs et autres courtisans semblent prêts à toutes les compromissions pour convaincre de la justesse de leur démarche. Et ce ne sont, selon toute vraisemblance, pas les idées qui manquent chez eux. On les voit se bousculer et user de procédés à la limite de l’obscène qui empruntent à une certaine goujaterie politique propre aux flagorneurs.
Ce qui pose problème, ce n’est pas tant le soutien qu’ils expriment au chef de l’État ou à sa politique et à son bilan comme ils ont l’habitude de le rabâcher en toute circonstance, mais la manière et le zèle qu’ils mettent à supplier un Président pour le moment silencieux, à poursuivre sa mission à la tête de l’État. Pour beaucoup d’observateurs, c’est le contraire qui aurait étonné tant les concernés ont toujours excellé dans le maniement de la brosse à reluire. Ce qui, en effet, reste choquant, et à plus d’un titre, c’est le mépris qui se manifeste à travers leur attitude à l’égard du peuple. La fin justifie les moyens, pourraient-ils alléguer. Il est vrai que ce qui les intéresse avant tout, ce n’est pas tant l’avenir du pays, comme ils ne cessent de le marteler, mais plutôt la poursuite du statu quo à la tête de l’État. Une situation qui, en définitive, permet de sauvegarder leurs intérêts, mais qui, en même temps, ne fait que présager des lendemains incertains pour la nation. Et pour arriver à leurs fins, tous les moyens sont bons. On n’a cure de ce que pensent les Algériens. Sinon, comment expliquer l’indécence qui accompagne les shows qui se multiplient à travers le pays et la ferveur mise à pousser le zèle jusqu’à la prosternation devant un portrait, ou à décorer celui-ci d’une médaille, en l’absence du récipiendaire ?
Ce qui s’apparente à une danse du ventre devient presque une caricature. Quitte à choquer les Algériens. Qu’importe. C’est le propre du courtisan : ne jamais se soucier du regard des autres ni de leurs réactions et encore moins des ouï-dire. Ce qui est important en revanche pour ce genre de personnages, c’est l’enthousiasme qu’ils mettent à l’ouvrage, du moment que l’objectif premier, pour eux, est d’être dans les bonnes grâces du maître du moment. Il est à parier que celui-ci ne va pas aimer ces procédés. Le pays va mal, et ce n’est point une lubie que de le dire. Plus que toute autre chose, il a besoin d’être sublimé par le travail, le sérieux et la rigueur, et non par des discours fantaisistes servis par des flatteurs de bas étage qui, morale de la fable, vivent, toujours, aux dépens de celui qui les écoute.


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