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editorial / ACTUALITÉS

La fin du faux suspense

ça y est, c’est fait. Le Front de libération nationale, le parti chargé de réunir la logistique politique à même d’aider à la prolongation du bail à El-Mouradia pour le Président sortant, a mis un terme au suspense — un faux, à vrai dire — autour de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat d’affilée.
Le secrétaire général du parti, qui semble s’être subitement souvenu de l’existence d’une entité organique appelée Instance de coordination et dans laquelle siègent les plus importants cadres du parti, entre ministres, parlementaires et autres conseillers, a décliné, hier, l’option qu’il s’est gardé jusqu’ici de trahir ouvertement, mais qu’il ne couvrait pas vraiment de mystère par ailleurs : la volonté de Bouteflika, entendre la décision aussi de son entourage, de briguer un mandat présidentiel supplémentaire. II allait sans dire que l’homme qui a discouru, hier, devant le meilleur aréopage de hautes personnalités que peut espérer un attelage de campagne électorale, ne pouvait parler comme le ferait un oracle. Il lui fallait mettre les formes. Lesquelles, en la circonstance, devaient épouser les contours d’un appel à candidature.
Ce qui n’est point nouveau, au demeurant, puisqu’il en a toujours été ainsi depuis 2004. La candidature de Bouteflika ne devait, en aucun cas,— surtout pas aujourd’hui qu’il est malade et omnipotent — paraître comme une ambition de l’homme à garder le pouvoir mais comme une accession à une sollicitation émanant sinon d’un large éventail d’organisations de la société civile, du moins de partis politiques que les compétitions électorales désignent comme les plus représentatifs.  Il se comprend, donc, que Djamel Ould Abbes, qui, jusque-là, a mené avec dextérité les liminaires d’une candidature, désormais, quasiment annoncée, répète le procédé. Un procédé qui garantit les attendus en même temps qu’il épargne les justificatifs auxquels quelques aléas politiques pourraient contraindre.
Le FLN vient de désigner la direction du vent. Et, ce faisant, il aura soulagé tous ceux, peut-être nombreux, qui attendaient la baguette du chef d’orchestre pour entonner la sérénade. Le chœur ne tardera, sûrement, pas à se faire entendre.


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