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editorial / ACTUALITÉS

La force est un signe de faiblesse d’un état

Le gouvernement semble ne plus avoir d’autres alternatives pour répondre aux sollicitations des citoyens que la matraque. La source qui servait à acheter la paix sociale a tari et le prix du baril de brut ne suffit même pas à couvrir les dépenses d’importation. Aussi, d’une part, une politique d’austérité sévère où le gouvernement s’est trouvé obligé de faire des coupes draconiennes sur beaucoup de produits, dont certains ne sont pas garantis par la production nationale, et, d’autre part, des promesses sans traduction concrète ont fini par provoquer un mécontentement qui va en s’amplifiant. Acculé, le pouvoir répond par la répression, au lieu d’écouter et de donner des réponses aux multiples doléances, que ce soit au niveau local ou national. Les images qui ont fait le tour des foyers lors de la marche des médecins résidents se passent de tout commentaire. Cette riposte violente est un signe de faiblesse d’un État qui n’a que la force à faire prévaloir. Cette politique semble devenir une règle. Avant-hier et hier, les forces de l’ordre ont fermé tous les accès de la capitale, pénalisant des millions d’Algériens dans leurs déplacements. La raison ? L’interdiction de marcher dans les rues d’Alger qui date de 2001, alors qu’il n’y a aucune justification de maintenir cet embargo qui est une atteinte aux libertés. Des citoyens ou des corps de métiers veulent, par des marches pacifiques ou des sit-in, attirer l’attention des pouvoirs publics sur des revendications qui n’ont pas été satisfaites depuis des lustres.
Finalement, ce sont tous les problèmes que les précédents Exécutifs ont mis sous le coude, pensant que le temps allait les régler, qui remontent à la surface, à un moment où la situation financière est au plus bas. On paie, aussi, la politique de la paix sociale achetée pour chaque soubresaut au lieu d’affronter les problèmes et trouver les solutions adéquates mais surtout définitives. Cette politique de l’autruche n’a finalement servi
à rien, sinon à retarder l’explosion.


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