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editorial / ACTUALITÉS

La formation faute de mieux

Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) a beau tenter de gagner la confiance de la classe politique, c’est peine perdue. Il n’aura pas eu, en tout cas, celle des partis de l’opposition les mieux ancrés électoralement, malgré ses appels répétés à leur endroit. Et il ne devra pas espérer en bénéficier un jour prochain, l’opinion de ces formations de la Hiise étant faite et ne risquant aucunement d’évoluer. Et pour cause, l’institution de l’Instance, composée de magistrats et de représentants choisis de la société civile, est perçue par l’opposition, celle signataire de la plateforme de Mazafran en 2014 assurément, comme une parade, donc forcément une mauvaise réponse à sa demande de mise en place d’une structure véritablement indépendante de surveillance des élections.
La Hiise aurait pu prétendre soigner son aura auprès de cette opposition, elle avait, en tout cas, l’opportunité de le faire, plutôt deux fois qu’une. Elle a manqué de le faire. La qualité de sa surveillance des deux derniers scrutins, les élections locales et les élections législatives, mais surtout  la teneur des rapports qu’elle y a rendus ne pouvaient plaider sa cause. Bien au contraire, les deux surveillances en ont aggravé les appréhensions. Plus encore, lorsqu’Abdelwahab Derbal vient, lui-même, à reconnaître publiquement les limites de son champ d’intervention et donc de son rôle de vigile électoral.
En acceptant de poursuivre sa mission dans des conditions qu’il manque à peine de dénoncer, le président de la Hiise se rend complice de ce qui est advenu et de ce qui pourrait survenir comme irrégularités, voire fraudes électorales. Et ce n’est pas en recourant à des formations sur la formulation des recours qui le créditera de confiance. Car, quand bien même les partis observeraient un formalisme sans faille lorsqu’ils viendraient à formuler des recours, cela ne résout pas le vrai problème, à savoir la trituration du fichier électoral et la manipulation des résultats des compétitions.
La fraude électorale étant une caractéristique fondamentale du système politique qui y recourt pour se pérenniser, ce ne sont pas des structures alibis qu’il crée lui-même qui y mettraient un terme.


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