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editorial / ACTUALITÉS

La gestion des conflits sociaux en question

Au sortir de la réunion marathon entre le ministre de la Santé et les représentants des médecins résidents, l’air était à l’optimisme pour les deux parties. Ne restait que l’approbation de l’accord par la base du Collectif des résidents pour que les hôpitaux reprennent, en même temps que les 15 000 médecins en grève depuis novembre dernier dont le décompte donne cinq mois et où la paralysie des Chu a été réellement ressentie par les malades. Mais ce bras de fer du Camra qui revendique un statut et surtout une certaine considération reste légitime, et il devait avoir lieu, un jour. Le service civil, institué à une époque où le socialisme était en vigueur, dans un régime autoritaire, n’est pas immuable et ne peut pas être éternel puisque nous sommes dans une économie libérale où le marché de l’emploi est censé être libre.
En dehors de ces considérations, il y a eu une réunion entre les représentants du Camra et le ministre, lui-même, après neuf rencontres infructueuses pour arriver à un pré-accord. Un procès-verbal a été établi et rendu public par le département de M. Hasbellaoui. Le problème est que ce compte rendu de réunion n’a pas été cosigné par les deux parties, quitte à apporter la réserve que ce document ne sera officiel qu’après sa validation par les assemblées générales des résidents des CHU concernés. L’erreur est là. Elle se résume en quelques mots : une gestion hasardeuse, pour ne pas dire chaotique, des conflits sociaux par les pouvoirs publics. D’où la nécessité, pour eux, de revoir leur copie et leur approche de leur relation avec les syndicats qu’ils doivent hisser véritablement au rang de partenaires sociaux. On n’aura pas, et de plus en plus, à avoir affaire à une section syndicale de l’Ugta où un simple coup de fil réglait le litige. Des syndicats autonomes sont nés dans le cadre de la loi et activent selon la réglementation, pour la plupart. Il faut donc penser à se mettre à niveau et à appréhender toutes les surprises de ce monde du travail, en pleine mutation.
Idem pour le Cnapeste qui a fait bloc contre la ministre de l’Éducation jusqu’à l’amener à la table de négociations au moment où ce même syndicat arrivait à l’épuisement. Comme il s’agissait d’élèves, dont certains en classes d’examen, la ministre du secteur a pris sur elle pour répondre favorablement aux attentes de ce syndicat. Mais il y en a plusieurs, comme le secteur de la santé ou celui d’Air Algérie. Mais l’ouverture, c’est aussi cela ! Il faut donc se mettre en mode gestion des conflits, quand auparavant, il suffisait de faire appel à l’appareil de répression.


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