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editorial / ACTUALITÉS

La mise à nu

À mesure que le temps passe, le jeu malsain de la compagnie des
courtisans se dévoile, et au grand jour, révélant à l’opinion les véritables motivations du grossier remue-ménage entrepris depuis quelques semaines dans le sens de la promotion d’un cinquième mandat. En sortant tambours et trompettes, la troupe à Ould Abbes voulait, peut-être, anticiper sur les événements et tenter de tirer les dividendes d’une candidature espérée par les chantres de la prédation. Une telle option offre, en effet, à ces derniers l’avantage d’un maintien du statu quo à la tête de l’État qui, à son tour, garantit la poursuite d’un pillage des ressources du pays qui ne dit pas son nom.   
Certains observateurs politiques estimaient, peut-être à tort, que les responsables du FLN ne se seraient jamais aventurés à faire campagne pour un nouveau mandat présidentiel s’ils n’avaient pas été inspirés par quelque autorité bien placée. Mais les dernières sorties médiatiques des chefs de partis gravitant autour du pouvoir en place ont, visiblement, achevé de démasquer les nouveaux saltimbanques dont la démarche est basée sur le trompe-l’œil. Tout porte, en tout cas, à croire que les violons ne sont pas accordés entre les différents acteurs de la congrégation qui demeurent à l’affût du moindre geste ou indice indiquant la direction du vent.
C’est ce qui explique, sans doute, la prudence affichée, jusque-là, par certains partis de l’alliance présidentielle sur cette question. On est en plein dans la configuration du wait and see. Mais rien ne dit que tout ce beau monde ne rentrera pas dans les rangs une fois la messe dite et les choix faits et annoncés. Ould Abbes, le principal promoteur d’un cinquième mandat, a, peut-être sans le vouloir, contribué à dissiper quelque peu le brouillard entretenu sur les intentions du chef de l’État sur ce dossier. Si l’on se fie aux dernières déclarations du chef du FLN, on sait, maintenant, au moins que le Président ne s’est pas encore prononcé. Du coup, toute l’entreprise mise en branle par le FLN tendrait justement à essayer de peser sur la décision du chef de l’État.
Et en l’absence d’un mot d’ordre clair et précis, les membres de l’alliance
gouvernementale paraissent complètement perdus, allant jusqu’à se
tirer dans les pattes, s’échangeant d’acerbes critiques.
Cette situation a le mérite de mettre en évidence la difficulté pour les tenants du pouvoir de parvenir à un consensus sur un sujet d’une extrême gravité comme le cinquième mandat.


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